Lecture / Ecriture
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Et rien d'autre de James Salter

James Salter
  Bangkok
  Et rien d'autre
  Un sport et un passe-temps

James Salter est un écrivain américain de New-York, né en 1925 et décédé en 2015.

Et rien d'autre - James Salter

Une vie
Note :

   Rentrée littéraire 2014
   
    Dans son tout dernier roman, l'illustre et très rare écrivain américain, James Salter réunit à nouveau ses thèmes de prédilection : la guerre, le couple et l'amour ainsi que l'éphémère et l'inachevé.
   
    Même si ce n'est pas son plus grand roman, il représente bien l'excellence de son style et de son écriture ainsi que sa maîtrise parfaite de la prose. Simpliste et virtuose à la fois, sa plume enchante toujours.
   
    Saluons aussi, le traducteur qui a su en saisir toute la quintessence.
   "Et rien d'autre" nous emporte sur 40 ans dans une Amérique après la guerre du Pacifique où le jeune héros de l'époque, Philip Bowman, juste démobilisé commence sa vie professionnelle et sentimentale.
   
    De son expérience de soldat, Bowman a tiré une leçon magistrale et souhaite donner à sa vie un sens et une morale. Après avoir voulu être journaliste, ce sont les livres qui répondront à son ambition professionnelle et intellectuelle.
   
    Recruté par la maison d'édition New Yorkaise Baum, il excelle dans ce travail de lecteur et de découvreur de talent et devient un éditeur reconnu et célébré dans de nombreuses soirées.
   
    Sa vie s'écoule entre son travail et la recherche de la femme de sa vie. Bowman espère l'amour, le vrai celui qui bouscule, emporte et ravage tout, corps et âme. Seulement après un mariage raté et des femmes qui se succèdent plus ou moins rapidement, avec plus ou moins de saveur, il renonce, accepte les échecs sentimentaux et continue sa vie où finalement rien de bien exceptionnel n'est arrivé.
   
    J'ai beaucoup aimé ce livre pour ses références littéraires, pour son style unique et pour ce personnage de Bowman qui ressemble peut-être un peu à Salter et nous le rend attachant malgré son manque de passion évident pour les femmes rencontrées.
   
    C'est aussi une peinture de l'Amérique sur quarante ans, un regard sur le monde de l'édition américaine et ses rapports avec les maisons d'édition européennes.
   
    Mais c'est avant tout l'histoire que chacun se raconte pour trouver du piment à une existence souvent bien ordinaire. Les renoncements ou les prétextes que l'on se trouve pour donner un sens à l'ennui ou tout simplement au gris de la vie.
    ↓

critique par Marie de La page déchirée




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Ce qui n'est pas grand chose
Note :

   James Salter a-t-il tant de comptes à régler avec les femmes pour commettre un tel roman ? C’est la question que l’on peut en tous cas se poser en lisant, péniblement et avec un manque réel d’entrain, son dernier roman tantôt encensé par la critique, tantôt détesté.
   
   Bowman, un ex marine ayant fait la guerre dans le Pacifique, la paix revenue, s’est établi dans le monde de l’édition. Célibataire endurci, il consomme les femmes avec entrain et ne semble les envisager que comme des créatures à sa disposition pour assouvir ses inépuisables pulsions sexuelles.
   
   D’ailleurs, de sexe, crû, raconté dans les moindres détails, il est beaucoup question dans le dernier roman de Salter.
   
   En revanche, d’amour avec tout le soin que l’on a de l’autre, avec la tendresse il n’en est que peu question. Ou alors pour en tirer au bout du compte des histoires sordides dont les femmes ne sortent pas grandies.
   
   Le monde que nous décrit Salter est glauque, déprimant, sale. On pourra y voir une critique de l’amour comme sentiment impossible, soit. Ou bien, et c’est mon cas, un pensum littéraire qui ne mérite absolument pas qu’on s’y attarde.

critique par Cetalir




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