Lecture / Ecriture
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Le passage du diable de Anne Fine

Anne Fine
  Dans un jardin anglais
  Dès 09 ans: Au secours c'est Noël
  Les confessions de Victoria Plum
  Dès 07 ans: L'anniversaire du chat assassin
  Dès 06 ans: Le Noël du chat assassin
  Le passage du diable
  Vieille menteuse

Anne Fine est une romancière britannique née en 1947 à Leicester.

Le passage du diable - Anne Fine

Même pas peur !
Note :

   Enfant, le narrateur Thomas a été élevé par sa mère qui lui a toujours dit qu'il était malade et l'a toujours traité comme tel. Thomas a donc été isolé du reste du monde et privé de toute activité, l'enfant trouvant ses consolations dans des livres et dans une magnifique maison de poupée à l'image de la maison d'enfance de sa mère. Un jour, suite aux bruits qui circulent en ville, un médecin vient s'assurer de l'existence de Thomas. Il le recueille alors que sa mère est internée. Mais le lecteur se doute bien qu'il y a une raison à cet enfermement d'un enfant choyé et la suite lui donnera raison. Car quelque part, le Diable est en marche...
   
   "The Devil Walks" correspond assez peu à ce que j'avais imaginé. Compte tenu de la couverture d'inspiration gothique et des critiques qui disaient ne pas avoir fermé l’œil (je ne leur recommande pas Stephen King) j'imaginais une histoire particulièrement sombre, peut-être effrayante, entre maison hantée et incarnation du Diable. En réalité, j'ai trouvé que ce roman se lisait comme on suivrait le cours d'un long fleuve tranquille : rythme lent, peu de rebondissements, aucune surprise. Le fantastique intervient à la marge, à travers une maison de poupée légèrement inquiétante et la présence d'un pantin maléfique, ensorcelé selon des pratiques vaudoues.
   
    Les amateurs apprécieront comme moi le cadre historique anglais et nombre d'entre eux seront fascinés par la somptueuse maison de poupée. Si vous choisissez de découvrir ce livre, je vous conseille vivement de le faire d'une traite, en profitant d'une soirée d'automne triste et pluvieuse pour vous y consacrer. Ma lecture malheureusement hachée n'a pas dû améliorer mon plaisir de lecture et j'ai tardé à finir ce livre, malgré ses premiers chapitres prometteurs. Au final je ressors un peu mitigée de cette rencontre avec le Diable.
   
   
   Titre original : The Devil Walks, 2011
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critique par Lou




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A la frontière du roman pour la Jeunesse
Note :

   Oui, je ne sais pas comment définir cette catégorie mais on est limite "Roman pour la Jeunesse". Ce pourrait être un roman d’horreur ou disons, fantastique, mais il reste dans un flou artistique, ne basculant pas dans l’horreur, un tout petit peu fantastique et très adapté à la "Jeunesse". Un peu catégorie "L’île au trésor" ; un roman, certes, mais très orienté "Jeunesse".
   Du coup, ça n’est pas pénible à lire pour qui n’est pas fan de "l’horreur". C’est intrigant, soutient très bien l’attention, avec une ambiance très "british" vieille école. Disons qu’on est loin de Stephen King !
   
   "J’ai toujours eu une drôle de vie. Depuis le tout début. Moi, je ne la trouvais pas bizarre, bien sûr. Je suis convaincu que chaque individu, sur cette terre, est persuadé de mener une vie normale et croit que c’est celle des autres qui ne l’est pas. Quoiqu’il en soit, ma vie à moi avait débuté fort singulièrement, par la façon dont on m’avait élevé.
   C’était … - allons, Daniel, il faut appeler un chat un chat - … c’était quelque chose d’assez fou.
   Ma mère n’était pas folle à lier, pourtant. Si elle avait poussé des cris perçants, déchiré ses vêtements et hurlé comme une possédée, les voisins auraient prévenu plus tôt, et tout aurait été différent. Mais non. Ma mère était quelqu’un de calme. C’est du moins ce que je croyais. Je l’avais toujours vue déambuler le plus tranquillement du monde dans ma chambre.
   Ma chambre de malade, pour être plus précis."
   

   Daniel Cunnigham est un jeune garçon qui a toujours vécu enfermé dans sa maison avec la seule compagnie de sa mère. Elle lui explique qu’il est malade et le couve comme le lait sur le feu. Daniel n’a pas vraiment de points de repère puisque son seul contact est sa mère et que …
   
   Aussi lorsque le Docteur Marlow parvient à s’introduire par ruse dans sa chambre pour vérifier que les soupçons des voisins de la maison sont fondés, la surprise est grande des deux côtés. La mère est internée et Daniel se retrouve pris en charge par le Docteur Marlow avec beaucoup de questions insolubles pour le tarabuster. Et le lecteur avec !
   
   Une maison de poupées joue un grand rôle dans ce roman, une maison de poupées et les poupées qui y "habitent". Sa mère lui a toujours dit qu’il s’agissait de la réplique exacte de la maison dans laquelle elle avait grandi mais sans plus de détails. Daniel ne sait pas s’il a une autre famille que sa mère, qui, entre-temps s’est supprimée. Il ne sait pas où est la maison originelle en question. A vrai dire il ne sait vraiment rien quand, finalement, un oncle est retrouvé, qui habite la maison en question. C’est l’inquiétant capitaine Severn …
   
   Après une première partie qui expose le thème et positionne les choses, vient la seconde au cours de laquelle Daniel est envoyé chez ce capitaine. Et la partie plus inquiétante, avec des références au vaudou, va commencer …
   
   Pour autant c’est du fantastique très contrôlé. Un peu "Les quatre filles du Docteur March" vaguement teinté d’Edgar Pœ.

critique par Tistou




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