Lecture / Ecriture
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Cousine K de Yasmina Khadra

Yasmina Khadra
  Morituri
  Les agneaux du seigneur
  Cousine K
  Les hirondelles de Kaboul
  Double blanc
  L'imposture des mots
  L'attentat
  L'écrivain
  Les sirènes de Bagdad
  A quoi rêvent les loups
  Ce que le jour doit à la nuit
  La part du mort
  L’automne des chimères
  L'équation africaine
  Les anges meurent de nos blessures
  La dernière nuit du Raïs
  Dieu n'habite pas la Havane

Yasmina Khadra est le nom de plume (formé des deux prénoms de son épouse) de l'écrivain algérien Mohammed Moulessehoul. Il est né en 1955 dans le Sahara algérien. Militaire jusqu'en 2000, ce n'est qu'en 2001, après sa démission de l'armée et à la sortie de son 14ème roman, qu'il se démasque comme étant un homme. C'est que ce 14ème roman, "L'écrivain", était d'inspiration autobiographique.

Cousine K - Yasmina Khadra

Le silence du couteau
Note :

   Dans ma récente boulimie yasminakhadréique, je me suis goinfrée en même pas une journée, ce concentré de perversité humaine, qui s'appelle Cousine K.
   Comme toujours, le style puissant de l'écrivain, terrible et envoûtant.
   La demande d'amour crisse à chaque virgule, la cruauté vomit son fiel derrière les portes.
   
   Un jeune garçon, anonyme jusque pour sa mère, mendie l'amour de cette dernière qui n'a d'yeux que pour son frère et sa cousine.
   Le frère, comme tous les pourris gâtés, ne se rend pas compte du dénuement de son aîné.
   La cousine, elle, pourrait se présenter aux épreuves olympiques de la fausse-dercherie et gagner la médaille d'or sans effort. D'une cruauté comme seules savent l'être les filles ou les femmes jeunes, elle balade le garçon, le fait punir à sa place, l'accuse de tous les maux, de toutes ses fautes, avec des mots en lame de couteau... lequel viendra, sous sa forme métallique, servir d'apothéose finale au roman...
   
   Tout au long du récit, la lectrice que je suis, s'est interrogée sur les raisons de la désaffection maternelle, s'est énervée devant les manigances de la cousine, a eu envie de mettre des gifles à ce frère un peu trop désinvolte.
   
   En toile de fond du calvaire de ce fils honni ou ignoré, la mort du père, exécuté injustement puis réhabilité ...
   C'est ce fils, flingué de la tête et du coeur, qui fait la découverte du corps paternel supplicié et mutilé... Aucune sauvagerie n'est épargnée à l'oeil du lecteur, tout est dit dans son entièreté. Ca n'est pas du voyeurisme, ni de la complaisance. C'est juste que notre monde est fait de sang, de sueur, de larmes et de haine... et que l'amour s'y fait désirer.
   
   J'attends avec une curiosité extrême et impatiente, un roman d'amour léger, façon Yasmina Khadra bien que je sache que cela soit peine perdue...

critique par Evanthia




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