Lecture / Ecriture
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Quand j’étais vivant de Estelle Nollet

Estelle Nollet
  On ne boit pas les rats-kangourous
  Quand j’étais vivant
  Le Bon, La Brute, etc.

Estelle Nollet est une écrivaine française née en 1977.

Quand j’étais vivant - Estelle Nollet

Une histoire africaine
Note :

   Quatre lignes. Pas plus, peut être moins. C’est le temps qu’il m’a fallu pour être accroché à cette nouvelle production d’Estelle Nollet.
   
   Ils sont quatre. Deux hommes, un enfant albinos et une éléphante. Tous ont une histoire commune, avec des vies séparées. Pour les êtres humains, tous sont des écorchés mais avec une vision différente de la vie.
   
   Harrison est le fils qui a repris la réserve africaine de son père. Né sur place mais grandi en Angleterre chez sa tante à la mort de sa mère. Son père n’aurait pas su faire avec lui. Petit à petit les safaris de chasse se sont transformés en safaris photos. Et puis c’est la rencontre avec Travis, une belle américaine.
   
   N’Dilo est natif du pays, un pays jamais nommé mais qui ressemble furieusement à l’Afrique du Sud de l’Apartheid. Lui n’est pas du bon coté de la barrière. Pourtant, sa vie avait commencé comme celle d’un frère pour Harrison jusqu’à ce que tout bascule une nuit. Ils étaient enfants, et plus rien ne serait comme avant. Il finira même bras droit d’un dictateur sanguinaire nommé M’Backo, rencontré il y a longtemps en prison. Enfin, jusqu’à ce que l’aventure cesse. Ces dictateurs étant par nature instables dans leur confiance.
   
   Juma est un enfant. Adopté par Harrison après être arrivé dans la réserve sans le vouloir. Juma a une particularité, il est albinos. Dans son pays, les albinos ont un statut particulier. Craints comme des sorciers et pourchassés pour s’approprier un morceau d’eux qui servira de talisman. Lui n’a plus qu’un bras. L’autre, il l’a perdu une nuit. Alors qu’il dormait, son oncle est venu s’emparer de cette partie de son corps. Pour ne pas finir en pièces détachées, il a préféré s’enfuir et est arrivé là.
   
   Enfin Pearl est une éléphante dont la présence rythmera la vie des différents protagonistes. Elle, dont on apprendra sa façon de percevoir le monde au travers des parfums.
   
   Estelle Nollet tisse une histoire africaine prenante avec des destinées croisées tragiques et pourtant , pas un instant on ne veut accabler l’un plus que l’autre. La nature est sauvage, dure, tragique et si belle. L’amitié et les conflits s'entremêlent pour finir par le commencement, les retrouvailles.
   
   Que dire si ce n’est que l'année commence bien. A lire absolument! Je sais, c’est un peu prétentieux cet absolutisme, mais comme je ne peux pas utiliser d’autres moyens coercitifs pour vous amener à le lire…

critique par Le Mérydien




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