Lecture / Ecriture
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Stevenson sous les palmiers de Alberto Manguel

Alberto Manguel
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Né en Argentine en 1948, Alberto Manguel a passé ses premières années à Tel-Aviv où son père était ambassadeur. En 1968, il quitte l’Argentine, avant les terribles répressions de la dictature militaire. Il parcourt le monde et vit, tour à tour, en France, en Angleterre, en Italie, à Tahiti et au Canada, dont il prend la nationalité. Ses activités de traducteur, d’éditeur et de critique littéraire le conduisent naturellement à se tourner vers l’écriture. Composée d’essais et de romans, son oeuvre est internationalement reconnue. Depuis 2001, Alberto Manguel vit en France, près de Poitiers.
Source: Editeur

Stevenson sous les palmiers - Alberto Manguel

Manguel fait rêver les lecteurs
Note :

   Direction les îles Samoa dans le Sud-Pacifique avec Robert Louis Stevenson...
   
   Quatrième de couverture :

   
   "Aux îles Samoa, où il s'est installé avec sa femme sur la fin de sa vie, le célèbre écrivain Robert Louis Stevenson oscille entre nostalgie des brouillards de son Edimbourg natal et une fascination grandissante pour l'exotique volupté des îles. Taraudé par une maladie qui ne lui laisse guère de répit, frustré par la froideur de la couche conjugale, il poursuit néanmoins son entreprise littéraire entre deux quintes de toux. Un jour est retrouvée morte, après avoir été violée, une jeune fille dont la danse langoureuse avait captivé l'écrivain lors d'une fête locale de rendre compte de son emploi du temps le jour du drame...
    Stevenson, l'une des figures fondatrices de l'imaginaire littéraire d'Alberto Manguel, devient alors le héros d'une superbe fable qui signe les noces d'Eros, de Thanatos et de la fiction conçue comme émanation directe du désir."
   

   Extrait d'une discussion entre Mr Barker, missionnaire, et Stevenson:
   
   "- Il m'arrive de penser que mon éditeur distribue des exemplaires afin de flatter mon sentiment d'importance.
   - Je n'en ai jamais lu et je n'en lirai jamais. Je n'ai pas de temps à perdre avec le verbiage romanesque. Des histoires inventées, en vérité! Mensonges, à mon avis, pardonnez-moi. Notre bref séjour sur cette terre doit être un temps de réforme et d'apprentissage, sans dissipation ni fantaisie. Il n'y a qu'un Livre, monsieur, auquel je dois toute mon attention, et il ne raconte pas de fables.
   Stevenson se sentit mis en accusation.
   - Tout ce que je prétends faire avec mes récits, c'est apporter un peu de plaisir, un peu de bonheur. C'est là notre obligation, non?
   - Le bonheur? L'homme eut un petit rire. Le bonheur est une récompense, pas un droit." (p. 25-26)
   

   
   Mon avis :

   
   À lire la première partie de la quatrième de couverture, je pensais que c'était un roman policier. La deuxième partie m'a dit que que non... même si ça ne m'a pas dit grand chose de plus. C'est un très court roman (moins de 100 pages) où Alberto Manguel, avec ses connaissances incroyables sur les auteurs, puise dans les Lettres de Robert Louis Stevenson à sa famille et à ses amis des noms (celui de Mr Barker entre autre) pour extrapoler sur la fin de vie de Stevenson. Il fait jouer un rôle très particulier à ce Mr Barker. On se demande qui il a été en réalité pour Stevenson... J'espère que les descendants n'ont pas lu le livre! On y apprend entre autre que les îles Samoa ce n'est pas vraiment bien quand on a l'état de santé de Stevenson (trop humide) et qu'il y a eu une guerre aux îles Samoa entre 1889 et 1899 entre les Allemands, les Anglais, les Américains...
   
   J'ai eu du mal à me mettre dans le récit (ce n'est pas pareil que ce que j'avais lu avant d'Alberto Manguel : "La bibliothèque, la nuit") mais c'est quand même très sympathique à lire : la fin vous fait poser plein de questions...

critique par Céba




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