Lecture / Ecriture
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L’Homme pressé de Paul Morand

Paul Morand
  Lewis et Irène
  Bouddha vivant
  Londres - 1933
  L’Homme pressé

Né à Paris le 13 mars 1888, Paul Morand commence en 1913 une carrière de diplomate qui le conduira aux quatre coins du monde. Révoqué après la seconde guerre mondiale, il est rétabli dans ses fonctions d'ambassadeur en 1953 et mis à la retraite des Affaires étrangères en 1955. Il est élu à l'Académie française en 1968 et décédé à Paris le 23 juillet 1976.
(Source éditeur)

L’Homme pressé - Paul Morand

Vite!!
Note :

   Quatrième de couverture:
   
   "Pierre gâche tout, l'amitié, l'amour, la paternité, par sa hâte fébrile à précipiter le temps. A cette allure vertigineuse, il ne goûte plus ce qui fait le prix de la vie, ni les moments d'intimité que sa femme Hedwige lui ménage, ni la poésie des choses. Il se consume et consume les siens en fonçant vers un but qu'il renouvelle, chaque fois qu'il l'atteint. Pierre saura trop tôt qu'il ne se hâtait ainsi que pour arriver plus vite au rendez-vous de la mort."
   

   
   Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Paul Morand a souffert des conséquences de ses sympathies pétainistes. La relative mise à l’écart qu’il eut à subir a dû peser sur sa notoriété et sur le succès de son œuvre. Il convient néanmoins de reconnaître que son "Homme pressé" est un roman très bien mené, dans un style très fluide et qui vaut par sa justesse d’écriture. Portrait d’un individu qui bout d’impatience à observer la lenteur de ses contemporains, le roman démontre avec une grande acuité le caractère pénible que peut revêtir l’attitude d’un homme doué d’une forte énergie et d’un incontestable talent, mais dont le rythme trépidant épuise ses proches, y compris sa compagne, pourtant choyée, à un moment majeur de leur courte vie de couple.
   
   Indépendamment du tropisme de cet homme qui vit à cent à l’heure, le roman expose la vie originale d’un milieu bourgeois qui se complaît dans une existence étriquée, sous la férule d’un matriarcat pesant.
   
   A la fois étude psychologique et satire mordante, "l’Homme pressé" laisse une forte impression.

critique par Jean Prévost




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