Lecture / Ecriture
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La couleur de l'eau de Kerry Hudson

Kerry Hudson
  Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman
  La couleur de l'eau

Kerry Hudson est une auteure britannique née à Aberdeen en 1980.

La couleur de l'eau - Kerry Hudson

… et plouf !
Note :

   Rentrée littéraire 2015
   Prix Femina étranger 2015
   
    Vigile dans un magasin de luxe londonien, Dave intercepte une voleuse de chaussures, puis la laisse partir. Ils se retrouvent, il la loge dans son logement miteux, juste pour dépannage (au départ...).
   
    La narration passant du présent au passé, de Dave à Alena y compris dans le même chapitre, le lecteur apprend vite qu'Alena a quitté sa tristounette ville sibérienne avec un visa, espérant devenir étudiante ou trouver du travail à Londres, ville lumière à ses yeux. Vite elle s'est retrouvée dans une réseau de prostitution, son rôle étant plutôt d'attraper de nouvelles proies. Ayant fui, elle s'est retrouvée à la rue.
   
   Entre Dave et Alena les rapports sont subtils, compagnie contre sécurité, au départ. Dave vient des cités pauvres, son rêve de voyages et d'ailleurs s'étant fracassé brusquement.
   
    Je vais essayer de ne pas en dire plus, pour préserver la future lecture de ceux qui accrocheront bien à ce roman. Ce ne fut hélas pas mon cas, et j'en suis désolée. D'autant plus que je suis bien incapable de saisir pourquoi je me suis ennuyée. Peut-être parce que dès que je rentrais dans l'histoire, on passait à un autre temps ou un autre personnage? (mais j'ai l'habitude pourtant) Parce que c'est finalement assez lent? (mais j'en lis d'autres, des trucs prenant leur temps, alors, non). Parce qu'en fait il n'y a pas assez d'humour et trop de sérieux? Parce que je n'ai pas saisi les personnages? Il a fallu la toute fin pour connaître ce qui s'est passé avec Shelley. De plus j'ai trouvé Alena bien naïve et confiante de se lancer ainsi (et puis, qu'on la laisse partir, c'est crédible?). Sa façon de se conduire au début avec Dave était aussi inconsciente (elle stagne sur le canapé en petite culotte et T shirt, bien gentil, le Dave). Parce que je n'étais pas en mode 'histoire romantique'?
   
    Ce roman n'est pas mal écrit du tout, les détails terribles sont plutôt sous-entendus, alors peut-être accrocherez-vous mieux aux personnages?
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critique par Keisha




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Les forçats de la terre
Note :

    Lauréat du Prix Femina Etranger en 2015, La couleur de l'eau de Kerry Hudson nous plonge dans un roman social loin de tous les rêves, dans une banlieue pauvre de Londres.
   
    David est vigile dans un grand magasin de luxe de la ville. Plutôt gentil, il fait partie des gens qui n'aiment pas se faire remarquer. Il a des envies de départ et de voyages. Après un mariage raté et la perte de sa mère, il vit désormais dans la banlieue de Londres.
   
    Aléna a quitté sa Sibérie natale sur les conseils d'une amie de sa mère. Elle fuit le chômage et la pauvreté et rêve de réussite professionnelle en Angleterre.
   
    Dès son arrivée à Londres, elle est prise en charge par une curieuse jeune femme qui lui prend son passeport. Mise sur le marché sordide de la prostitution, elle est achetée par un vieux proxénète infâme et violent, qui en fait sa chose attitrée.
   
    Le jour où elle peut enfin s'enfuir, elle est sans argent et sans papier, et se retrouve livrée à la dureté de la rue et la peur d'être retrouvée.
   
    Quand elle commet un vol de chaussures dans le magasin où travaille David, elle est tellement surprise qu'il la relâche qu'elle l'attend le soir après son travail.
   
    Il l'héberge et ils vont apprendre à se connaître malgré les secrets de leur vie, et le passé qui rattrape brutalement Aléna.
   
    Kerry Hudson dépeint la triste réalité de ces filles venues de l'est qui alimentent le marché de la prostitution. Dans la violence et l'isolement, elles se perdent au vu de tous sans que rien ne puisse les sauver.
   
    Un roman qui se lit bien, le thème est dur, cru parfois mais l'intrigue est finalement très légère et les clichés amoureux nombreux.
   
    Les retours en arrière ne pèsent pas sur le lecture et l'originalité est pour le lecteur la connaissance de l'histoire des protagonistes avant eux.

critique par Marie de La page déchirée




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