Lecture / Ecriture
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Blanche Meyer et Jean Giono de Annick Stevenson

Annick Stevenson
  Blanche Meyer et Jean Giono

Blanche Meyer et Jean Giono - Annick Stevenson

Du mérite de dire les choses
Note :

   Un livre vient s’inscrire en ombre portée de la vie idyllique toute tournée vers l’écriture et la famille, décrite par Sylvie Giono dans son "Jean Giono à Manosque".
   
   Après la guerre, l’écriture de Giono changea, le style, le type de récits, les personnages... bref tout le monde s’accorda à parler de tournant dans l’œuvre de l’écrivain, ce furent le cycle d’Angelo puis les Chroniques romanesques.
   
   Il y a quelques années Hubert Nyssen leva le premier le voile sur ce changement qui fut en lien étroit avec la rencontre d’une femme, elle s’appelait Blanche Meyer. Une passion était née qui changea la vie de l’écrivain et métamorphosa son inspiration
   
   Annick Stevenson dans un petit livre vient éclairer l’événement et nous expliquer pourquoi la femme, son autobiographie et ses lettres sont restées dans l’ombre.
   
   Ils seront amants pendant dix ans au moins mais amis pendant toute la vie de l’écrivain. Pourquoi son nom n’apparait-il jamais dans les livres consacrés à Giono ? La biographie de Pierre Citron pourtant très bien documentée fait silence sur le sujet à la demande express de la famille.
   
   Mais nous sommes plus de 40 ans après la disparition de l’écrivain alors quelle validité à l’interdiction faite à la fille de Blanche Meyer de mettre à disposition du public la correspondance de sa mère avec Giono ?
   
   Nous sommes loin du temps où l’on cachait l’homosexualité du petit Marcel, ne serait-il pas temps de livrer le portrait complet de cette femme qui su inspirer les personnages d’Adeline, de Pauline de Theus et de l’Absente ?
   
   Pour cela 1300 lettres dorment sagement à l’université de Yale soumises au bon vouloir d’une famille qui s’honorerait d’ajouter au portrait de Jean Giono sa moitié encore dans l’ombre.

critique par Dominique




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