Lecture / Ecriture
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La Steppe de Anton Tchekhov

Anton Tchekhov
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Anton Tchekhov (1860-1904), fils d'un épicier qui fit faillite, devint médecin et exerça cette profession jusqu'à la fin de sa vie. Dramaturge célèbre, il est aussi l'auteur de centaines de nouvelles.

La Steppe - Anton Tchekhov

Un classique russe
Note :

   "Comme il fait lourd et triste ! La calèche se hâte, et Iégorouchka voit toujours la même chose: le ciel, la plaine, les collines,... Dans l'herbe, la musique s'est calmée. Les pluviers sont partis, on ne voit plus les perdreaux. Faute d'occupation, les freux tournoient au-dessus de l'herbe fanée, ils se ressemblent tous et ils rendent la steppe encore plus uniforme. Un milan vole en rase-mottes, battant harmonieusement des ailes, et s'arrête soudain en l'air, comme pour réfléchir à l'ennui de vivre, puis il les secoue et file au-dessus de la steppe comme une flèche"
   

   La steppe qui est plus une longue nouvelle qu’un roman et qui va à sa parution asseoir la notoriété de Tchekhov, c’est à la fois un récit de voyage et un récit autobiographique. Tchekhov disait de ce récit "c’est mon chef d’œuvre".
   
   Un enfant de 9 ans Iégorouchka quitte sa famille "un matin de juillet" pour aller au lycée. Un long voyage de plusieurs jours dans une brika au cours duquel il va traverser la steppe russe. C’est l’été, le soleil est brûlant, il y a des orages violents mais parfois les nuits sont froides
   La plus grande partie du voyage, il la fait assis sur un tas de foin où parfois il s’ennuie un peu.
   
   L'enfant va tout observer le travail des moujiks dans les champs, les bergers et leurs troupeaux, les oiseaux, les convois de marchands.
   C’est un voyage d’est en ouest de quatre jours à travers les herbes verdoyantes de la steppe qui ondulent sous le vent et provoquent l’émerveillement de l’enfant. Un chant qui s’échappe d’une isba, une baignade, les petits pains aux pavots à l’auberge, "les repas à même le chaudron" tout est nouveau.
   La peur aussi quand la calèche roule de nuit, c’est à la fois excitant et inquiétant et l’enfant devine des "images brumeuses et inquiétantes".
   
   C’est un poème en prose que Tchekhov voulait qu’on lise "comme un gourmet mange les bécasses"
   Mais vous pouvez aussi vous régaler en images
   
   Voici ce qu’en dit Vladimir Volkoff le traducteur :
   "On ne pourrait ajouter ou soustraire une phrase sans rompre l’équilibre miraculeux de l’ensemble"

   
   Si vous ne l’avez jamais fait je vous invite à essayer de traverser la Steppe

critique par Dominique




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