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La défense de Steve Cavanagh

Steve Cavanagh
  La défense

La défense - Steve Cavanagh

La parole est à la défense !
Note :

   Rentrée littéraire 2015
   
   
    Auteur irlandais, mais l’action de ce roman se passe à New-York. Avocat, il connaît donc très bien l’ambiance des prétoires qu’il décrit d’ailleurs dans ce long roman.
   
    Eddy Flynn qui était un brillant avocat traîne un lourd passé, un homme qu’il a fait acquitter… ensuite le remord et l’alcool !
   
    Il est contraint et forcé d’accepter de remplacer son ancien associé, Jack, pour défendre le chef de la maffia russe. Les arguments pour le contraindre sont la tête de Jack dans un sac de sport et le fait qu’ils détiennent en otage, Amy, sa fille. Son but, déposer une veste (la sienne bourrée d’explosifs) sur le siège du principal témoin à charge contre Oleg Volchek. Celui-ci, Little Benny, a en effet assassiné sur ordre d’Oleg un membre subalterne d’une famille de la maffia italienne. Plus de témoin, plus de procès, l’équation est en effet très simple, trop peut-être. En plus le temps est compté, une course contre la montre commence.
   
    Mais pour l’instant, il faut faire pénétrer "le matériel explosif" dans l’enceinte du tribunal qu’Eddie connaît très bien, ainsi que certains des policiers chargés de garder les lieux… ce qui est fait relativement facilement, mais le plus dur commence maintenant !
   
    Premier obstacle, conserver la liberté provisoire de Volchek et pour cela faire douter les membres du jury des conclusions du graphologue, ce qui n’est pas une mince affaire. Mais Flynn y parvient malgré les obstacles, le plan des maffieux russes peut entrer dans sa seconde partie, sauf que Flynn ne l’entend pas de cette oreille. Le plus important pour lui est le sort de sa fille, pour cela il est prêt à prendre des risques, et même à s’allier avec le diable. La maffia italienne en l’occurrence, mais il lui faut jouer très serré et les chausse-trappes vont se succéder, les décès de morts violentes fleurissent dans les rues de New-York.
    Bref un panier à crabes où tous les coups sont permis !
   
    Eddy Flynn, ancien escroc, pickpocket de haute volée, ayant une grande partie de sa vie vécu d’expédients, s’était avec bonheur recyclé comme avocat. Ce n’était pas la fortune, mais il avait fondé une famille, épousé Christine et il avait eu une fille, Amy. Mais après avoir commis une très grave erreur de jugement, brisé la vie d’une jeune fille, il a sombré dans l’alcool. Cette plaie est toujours béante en lui, mais il semble reprendre du poil de la bête ! Ici, c’est lui seul contre tous, maffia et FBI compris. Il lui parait évident que personne ne paraît disposer de tous les éléments dans ce meurtre. Et pourquoi le tueur n’a-t-il pas bénéficié de toutes les possibilités données aux repentis par les lois américaines ?
   
    Oleg Volchek est arrivé très jeune et sans rien d’URSS. Il semble régner en maître sur ses hommes. Par contre il a beaucoup d’ennemis, qui d’ailleurs ne se sont pas privés de venir le narguer jusqu’au tribunal !
    Harry Ford est un homme de loi qui a cru très tôt en Eddie et il va encore une fois lui donner un coup de main...
    Les avocats, hommes de loi ou de mains suivant de quel côté de la barrière où l’on se trouve ! Des policiers, compétents ou ripoux, sont également les principaux personnages secondaires de ce livre. Un très bon roman, trépidant et sans temps morts. Un livre qui nous permet de comprendre comme fonctionnent la justice et les tribunaux américains. Et ce n’est pas toujours très rassurant !
    Une découverte.
   
   
    Extraits :
   
   - Le ton semblait posé, mesuré même. Ce n'était pas une menace, mais l'énonciation d'un fait. Si je refusais de coopérer, il m'abattrait.
   
   - C'était un tueur. Et il n'était pas le premier à tenter de s'en prendre à moi ; chaque fois, je m'en étais sorti en réfléchissant, pas en paniquant.
   
   - Je m'étais laissé aller et j'avais cessé de regarder par-dessus mon épaule. Dommage. Si j'avais été un peu plus vigilant, j'aurais pu le voir venir.
   
   - Je ne disposais que de trente et une heures.
   Trente et une heures pour doubler la maffia russe et récupérer ma fille. Et j'ignorais totalement comment m'y prendre.
   
   - Avec le recul, je me rends compte qu'ils n'avaient pas la moindre chance.
   
   - C'est comme tout dans la vie : la piste de l'argent vous mène toujours où il faut.
   
   - Arnold avait un don pour l'observation. Ce voyeur né, toujours à l'affût, faisait peu attention à lui-même et, peut-être à cause de cela, personne ne faisait attention à lui.
   

    Titre original : The Defence (2015)

critique par Eireann Yvon




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