Lecture / Ecriture
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Recyclages de Daniel Charneux

Daniel Charneux
  Norma, roman
  Une semaine de vacance
  Recyclages
  Nuage et eau
  Vingt-quatre préludes
  Maman Jeanne

Recyclages - Daniel Charneux

Un jour, j’ai craché sur un fennec …
Note :

   « Un jour, j’ai craché sur un fennec. Un renard du désert. Deux triangles jaunes sur un corps palpitant de vie, un bon regard d’animal, exactement comme dans « Le Petit Prince ». Oui, le renard du petit Prince, sorti tout droit des pages d’un vieux livre – normal, il n’était pas apprivoisé. Sorti des pages pour gagner cette cage où il me regardait, où je le regardais, dans ce zoo de village – fosse aux ours, otaries, girafes en carafe, le chimpanzé vedette s’appelait Maurice.
   Il me regardait et il attendait. Un sourire. Un mot d’enfant. « S’il vous plait, dessine-moi … » J’ai craché. »

   Le crachat de Jean Aimar (drôle de nom, non ?) comme le pain volé de Jean Valjean. Le genre de dérapage qui vous hante définitivement … Mais ceci n’est pas l’histoire de « Recyclages ». L’histoire de « Recyclages », on n’a pas trop envie de la raconter pour laisser le plaisir de la découverte au lecteur. Disons simplement que Jean Aimar vit une mauvaise passe ; viré de son boulot de VRP, viré de son statut d’amant d’Adeline, … Il y a des passes comme ça …
   
   Et il y a les petites choses de la vie. Celles qui vous font avancer aussi, celles auxquelles on se surprend parfois à accorder une importance qu’elles n’auraient pas à priori. Et il y a ce bouleversement technologique qu’est internet et l’exploitation que peut en faire Jean.
   
   En fait, non, ce n’est pas exactement cela. Lire ceci doit donner une idée tellement inexacte du roman ! Et pourtant c’est aussi cela …
   
   Toujours est-il que Daniel Charneux est parvenu à caser une bonne quantité de petites histoires de vie qui pourraient n’avoir aucun rapport entre elles (on l’a dit, Internet bouleverse bien des choses !).
   
   Il s’est certainement fait plaisir. Et toujours dans cette langue châtiée mais tout sauf pédante, « à hauteur d’homme » comme le dirait Mingarelli. Et il nous fait plaisir à nous aussi, qui nous laissons brinqueballer d’une histoire à l’autre telle une coquille de noix sur les eaux d’un caniveau en folie.
   
   De par la construction ça vous a parfois un côté décousu qui peut vous laisser décontenancé, mais la reprise de l’ouvrier expert du stylo est rapide et stoppe la déchirure.
   
   Les hommes, leurs états d’âme, le monde tel qu’il va en 2002, c’est un peu tout cela « Recyclages ». Ah, et j’oubliais, ça ne pouvait pas se terminer bien !
   
   Et j’oubliais aussi ! Jean Aimar a un ami qui intervient relativement dans le début du roman ; un certain Lucien. ? ?

critique par Tistou




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