Lecture / Ecriture
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La première gorgée de bière de Philippe Delerm

Philippe Delerm
  La Cinquième saison
  La première gorgée de bière
  Dès 09 ans: C'est bien
  Dès 09 ans: C'est toujours bien
  La sieste assassinée
  Ma grand-mère avait les mêmes
  Le bonheur
  La bulle de Tiepolo
  Autumn
  Dickens, barbe à papa et autres nourritures délectables
  Le trottoir au soleil
  Quelque chose en lui de Bartleby
  Je vais passer pour un vieux con
  Elle marchait sur un fil

Philippe Delerm est un écrivain français né en 1950.
Il vit en Normandie, dans l'Eure et est le père du chanteur-compositeur Vincent Delerm.

La première gorgée de bière - Philippe Delerm

Ne supporterait pas le temps ?
Note :

   Partagé je suis. Je viens de relire « La première gorgée de bière » et, horreur, je n'y ai pas retrouvé le bonheur... J'aime Philippe Delerm. J'aime ce qu'il écrit (Ah! Le Portique, Un été pour mémoire, ...), mais... là, non, ça n'a plus fonctionné... Moi ? Lui ? Sais pas. Ca m'a paru trop mièvre, exempt de magie (et sans magie, ce genre de littérature... Peut être faut-il être dans des dispositions d'esprit particulières pour que ça fonctionne ? Déçu. J'avais beaucoup aimé il y a quelques années!
   
   Que ça ne décourage pas d'autres de lire!
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critique par Tistou




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Plaisir mitigé
Note :

   Il y a quinze ans, en 1997, ce livre avait été un immense succès de librairie. C’est peut-être la raison pour laquelle je ne l’avais pas lu à l’époque : je redoutais l’engouement passager, le phénomène de mode.
   Et puis il se trouve qu’une amie me l’a offert récemment et il m’a semblé intéressant de m’y plonger pour voir s’il avait résisté au temps qui passe.
   
   Côté positif : c’est un livre assez plaisant à lire – un livre qu’on déguste ou même qu’on sirote. On peut lire deux pages, le reposer, le reprendre, et on peut même l’oublier quelques jours ou quelques semaines et le retrouver sans le moindre inconvénient puisque chaque chapitre fait au maximum deux pages et demie.
   En ce sens c’est un livre bien adapté aux lecteurs paresseux que nous sommes tous un peu – surtout en période estivale!
   
   Par ailleurs l’écriture est assez travaillée, il y a une joliesse, une subtilité dans l’évocation des sensations, comme par exemple lorsqu’il décrit le parfum des pommes à la cave.
   J’ai aimé l’évocation du dimanche soir – quand malaise et plaisir se mélangent – j’ai aussi aimé l’évocation des vapeurs d’inhalation pour soigner un rhume ou encore la difficulté à trouver une position confortable pour lire sur la plage.
   J’ai aussi aimé l’achat du paquet de gâteaux du dimanche matin, un petit chapitre qui a le mérite de la simplicité.
   
   Mais je n’ai pas aimé cette espèce de nostalgie “vieille France″ pour le saucisson, les vieux trains, les balades à bicyclette et les pantalons marrons en velours côtelé.
   Je n’ai pas aimé cette complaisance rétro – très “image d’Épinal” – sur la pétanque ou le Tour de France, sans parler des kaléidoscopes, des romans d’Agatha Christie ou des boules à neige.
   
   Une autre chose qui m’a agacée c’est l’usage continuel du "on" à la place du "je", comme si l’auteur voulait à tout prix inclure le lecteur dans son vécu et lui attribuer ses propres goûts et sensations.
   
   Et puis je crois que l’idée même du livre me semble étrange : pourquoi nous parler uniquement des petits plaisirs? Est-ce parce que nous devons renoncer définitivement à l’idée des grands bonheurs? D’ailleurs on chercherait en vain dans ce livre les mots "amour", "amitié", "rencontre", "beauté", "joie" …
   C’est un peu étrange pour un livre qui parle des plaisirs de la vie… minuscules ou non.

critique par Etcetera




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