Lecture / Ecriture
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Thérèse Raquin de Emile Zola   

Emile Zola
  Thérèse Raquin
  La bête humaine
  L'Assommoir
  Pot-Bouille
  Au Bonheur des Dames
  Le Rêve
  Le ventre de Paris
  Son Excellence Eugène Rougon
  La Curée
  Germinal
  La Fortune des Rougon
  Le Paradis des Chats et autres nouveaux contes à Ninon
  L'oeuvre
  La faute de l’abbé Mouret
  Nana
  La Conquête de Plassans
  La terre
  La joie de vivre
  Le docteur Pascal
  Une page d’amour
  L'argent
  Les Mystères de Marseille
  Pour une nuit d’amour

Émile François Zola, chef de file du mouvement littéraire le Naturalisme, est un écrivain français, né en 1840 et mort en 1902.
Il est principalement connu pour la fresque romanesque en vingt volumes "Les Rougon-Macquart" qui suit les différents membres d'une famille dans la société française du Second Empire.
Les dernières années de sa vie sont marquées par son engagement dans l'affaire Dreyfus avec la publication en janvier 1898, dans le quotidien L'Aurore, de l'article intitulé "J'accuse".
On n'a jamais pu déterminer avec certitude si sa mort, ainsi que celle de son épouse, par intoxication au monoxyde de carbone était purement accidentelle ou criminelle.

Thérèse Raquin - Emile Zola

« Tu ne tueras point »
Note :

   Thérèse Raquin ne fait pas partie de la saga des Rougon-Macquart. Elle a été écrite et publiée avant que la légendaire série ne commence et avait déjà valu le succès à son auteur.
    Zola soutenait que «le romancier est fait d\'un observateur et d\'un expérimentateur ». et tenait à le démontrer dans ses œuvres. Ce fut l’Ecole Naturaliste. Il expérimente ici, entre autres, les effets d’un crime sur la vie des coupables.
   
   Thérèse, parente pauvre, enfant recueillie mais robuste et pleine de vie, a été élevée avec Camille, enfant maladif et, ainsi que tout le monde s’y est toujours attendu, a fini par l’épouser… sans amour qu’il soit sentimental ou sexuel, ni d’un côté ni de l’autre.
   A ce stade du récit, Thérèse est strictement une victime. On l’a entretenue et à ce titre, on s’estime en droit de lui prendre sa vie.
   
   Mais elle va rencontrer Laurent, jouisseur volontiers parasite et ils découvriront ensemble l’embrasement de la passion sensuelle et le désir de jouir davantage encore d’eux-mêmes, cela dut-il nécessiter un crime de sang. Et Thérèse devient bourreau.
   
   Zola place ses cobayes dans les conditions de l’expérience et laisse les choses suivre leur cours jusqu’à leur conclusion, observant, notant, comprenant et donnant à comprendre. Il était persuadé que son travail avait l’objectivité de l’expérience scientifique et que le développement des faits présentait l’inéluctabilité de l’enchaînement mécanique… mais il semble bien au lecteur actuel qu’il n’en est rien. Qu’il n’a jamais pu extraire qu’une possibilité, une situation, une combinaison entre mille, ce qui n’ôte rien à l’intérêt de sa recherche et au caractère prenant du récit qu’il nous fait car Zola, ne l’oublions pas, n’est jamais ennuyeux.
   
   A noter : les romans d’Emile Zola comportent toujours des scènes de pure documentation socio-historique de son époque. Ici, le passage évoquant les us et coutumes des dépôts mortuaires dépasse tout ce que nous pouvons imaginer aujourd’hui et est d’ailleurs entré dans les annales à ce titre. On en reste sidéré.

critique par Sibylline




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