Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Le crime était signé de Lionel Olivier

Lionel Olivier
  Le crime était signé

Le crime était signé - Lionel Olivier

Mais par qui ?
Note :

   Ce roman a obtenu le Prix du Quai des Orfèvres 2016, ce qui est, me semble-t-il, une référence ! Auteur que je découvre avec cette œuvre !
   
   Un cadavre de jeune fille nue est découvert dans le coffre d’une voiture qui stationnait depuis plusieurs jours devant un cimetière parisien ! Qui est-elle et depuis combien de temps est-elle décédée ? Et à qui appartient ce véhicule ? Beaucoup de questions sans réponse pour commencer cette enquête ?
   
    L’équipe du 36 quai des Orfèvres s’attelle à la tâche et elle ne se présente pas sous les meilleurs auspices possibles.
   
    Le propriétaire de la voiture est vite retrouvé, il n’est pas chez lui, le courrier s’entasse dans sa boîte aux lettres… pas étonnant il est en prison, mais pendant une perquisition pas trop réglementaire, la police découvre des photos plus que polissonnes. Des hommes uniquement, trois dans toutes les positions possibles et certaines, dans un cimetière. Ils sont vite identifiés comme des "amis" du propriétaire de la voiture, l’un est avocat et l’autre un dénommé Minko, travaillant dans une école, chez qui, sur les photos de classes, figure la jeune fille assassinée ; une dénommée Açelya Bozkir.
   
    Un cheveu est également trouvé dans le coffre de la voiture… pas celui de la victime, c’est certain. Les parents de celle-ci pensaient qu’elle était pour la durée des vacances chez son amie Jessica, la mère de celle-ci dit, elle, que sa fille est chez Acelya ! Mensonge collectif ! Mais pourquoi ?
   Surtout que Jessica ne donne plus de nouvelles. La police envisage un enlèvement.
    Mais que faisaient les deux jeunes filles dans une chambre d’hôtel de Bagnolet… rien à part filer le parfait amour, tout simplement.
   
   Les enquêteurs apprennent que Jessica avait eu une altercation avec un de ses professeurs, une autre piste envisagée. Celui-ci, vacances obligent, n’est pas chez lui, mais pas non plus à Lens chez son épouse qui le croit au travail à Paris.
   Et Jessica est toujours introuvable.
   
    La police pense tenir une autre piste, une Audi 4X4… mais le propriétaire semble avoir un solide alibi, il était en effet à Biarritz, depuis plusieurs jours.
   
   Retour à la case départ, mais le sort de la jeune disparue inquiète la police, et de plus en plus.
   
    Beaucoup de personnages à commencer par les forces de l’ordre, Quentin Fergeac en tête, qui a en permanence à l’esprit la mort de son fils Yann, victime du jeu du foulard !
   
    On passe des banlieues parisiennes quasiment interdites à la police, aux zones où une certaine bourgeoisie fortunée se croit, elle aussi, peu concernée par les règles de la république.
   Ses collègues et lui forment une sorte de commando au service de la loi. En lisant ce roman on découvre (enfin moi) les rouages du 36 Quai des Orfèvres (en la matière).
   
   En plus d’une histoire diabolique, on reconnait dans ce livre les connaissances de l’auteur en matière de police et d’enquêtes. Normal, me direz-vous, Lionel Olivier est un ancien policier !
   
   Restons un peu gaulois, un banquet réunit toute l’équipe à la fin de l’enquête, le marc d’Auvergne est de la fête, l’amitié aussi.
   
   
   Extraits :
   
   - Fait chier ! À trop vouloir copier le système américain, la justice française nous fait perdre un temps fou.
   
   - Crois-moi ! Cette réforme sert surtout les grands truands et les politiques. Que pèse un Vlaminck dans la balance ? Tu peux me le dire ?
   
   - Leurs familles devenaient le dindon de ce qui risquait de ne plus être une farce mais une tragédie.
   
   - Les graffitis habituels assuraient la police de la profonde sympathie que certains habitants du quartier lui témoignaient. Et plus si affinités, en croire certains termes... !
   
   - C'est pour cette raison que tu as payé cette piaule ? Pour t'envoyer tranquillement en l'air avec Jessica ?
   
   - L'honneur était sauf. Ils n'entraient dans leur monde qu'avec leur bénédiction.
   
   - Un beatnik aux longs cheveux bouclés, un Perfecto usé sur le dos... une équipe de bras cassés, des Pieds Nickelés contemporains...

critique par Eireann Yvon




* * *