Lecture / Ecriture
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Séoul, vite, vite ! de Collectif

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Séoul, vite, vite ! - Collectif

8 nouvelles de 8 auteurs
Note :

   1-Cours, Papa ! - KIM Ae-ran _ 22 pages (2005) _
   Réflexions d'un jeune homme qui vit avec sa mère tandis que le père les a abandonnés.
   
   2-Le déménagement - KIM Yong-ha _ 42 pages (2004) _
   Un couple déménage d'un appartement vers un autre dans la même journée et subissent des mésaventures.
   
   3-Quand viendra l'heure ? - SHIN Kyung-sook
_ 76 pages (1997) _
   Une femme et son beau-frère vivent dans le souvenir de l'épouse et sœur aimée qui s'est donné la mort avant de mourir d'une maladie incurable.
   
   4-Au grand magasin Sampung - JEONG Yi-hyun
_ 42 pages (2005) _
   Une femme se souvient d'une camarade qui l'avait fait travailler dans un grand magasin et qui y est morte lorsque celui-ci s'est écroulé, juste quelques minutes après qu'elle en soit sortie.
   
   5-Une bibliothèque d'instruments - KIM Jung-hyuk
_ 30 pages (2008) _
   Un jeune homme désœuvré a trouvé un travail dans un magasin de musique et se prend d'une passion soudaine alors qu'il ne connaît aucun instrument.
   
   6-J'ai acheté des ballons - JO Kyung-ran
- 46 pages (2008) _
   Une jeune femme échaudée par l'amour finit par accepter l'idée que quelqu'un s'intéresse à elle.
   
   7-La forêt de l'existence - JEON Seong-tae
- 36 pages (2004) _
   Un homme convalescent fait connaissance avec les habitants d'un village et leurs petites habitudes, mais sont-ils encore vivants ou bien a-t-il rencontré des fantômes ?
   
   8-Une autobiographie féminine - KIM In-sook
- 34 pages (2005) _
   Une jeune écrivain rejoint dans un hôtel un homme d'affaires à la réputation sulfureuse afin de prendre les notes nécessaires à la rédaction de sa biographie.
   
   Pour débuter dans la littérature coréenne, je me suis débrouillée toute seule ou presque : je suis allée sur le site des éditions Philippe Picquier afin de parcourir l'offre, j'ai ensuite sélectionné trois volumes que j'ai commandés. J'ai commencé par le recueil de nouvelles, afin d'avoir un florilège des thèmes auxquels je pouvais m'attendre. Je n'ai pas été déçue. Déjà familiarisée avec la Corée du Sud avec les films et séries que je regarde (en VO) depuis plus de 6 mois, j'ai visité de l'intérieur, si je puis dire, le ressenti coréen, les difficultés, l'évolution de la société également.
   
    Les thèmes et le style coréen ressemblent beaucoup au style japonais : j'avais parfois l'impression de lire Ogawa. Mon histoire préférée est "Le déménagement", bien après la lecture il en reste des traces : l'humour et une once de mystère est coincée entre les pages.
   
   « Une fois la dernière armoire descendue, l'appartement se trouva complètement vide. Jin-su inspectait les lieux en évitant la femme qui balayait négligemment le plancher. C'est là qu'ils s'étaient installés, juste après leur mariage. Vrai, au début, on avait l'impression que c'était grand. Ce n'est qu'après que ça s'était rétréci. » (p.60)
   J'ai bien aimé aussi "J'ai acheté des ballons" : réflexions philosophiques et une pensée vers une amie avec cet extrait que j'ai relevé :
   « Evidemment, j'aurais pu faire ceci ou cela ou vivre avec Untel ou Untel. Mais j'ai choisi d'étudier Nietzsche et aujourd'hui, je me retrouve seule. C'est un choix tout à fait personnel. Et puisque je ne peux l'expliquer, pourquoi ne pas en parler de la manière suivante ? Il y a quelqu'un parmi mes connaissances, qui se posait sans arrêt des questions, depuis son plus jeune âge, sur tout ce qui l'entourait. Il se perdait dans des considérations variées, mais en revenait toujours au sujet qui le passionnait : les métaux. Pourquoi est-ce qu'ils brillent ? D'où leur vient leur aspect lisse ? Comment se fait-il qu'ils soient froids ? Pourquoi sont -ils durs ? Il a fini par être chimiste, comme cet homme qui était devenu accordeur de pianos après avoir fabriqué à la perfection pas moins de deux cents vingt accessoires employés dans ce métier. De même, les questions que je me posais me ramenaient toujours à l'Homme. Pour ceux qui placent les idées avant toute autre chose dans la vie, Nietzsche est incontournable. J'ai donc décidé de chercher dans ses œuvres la réponse à toutes les questions qui me préoccupaient. » (p.546)

critique par Wictoriane




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