Lecture / Ecriture
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Trois chiens morts de KÂÂ

KÂÂ
  Trois chiens morts
  Il ne faut pas déclencher les puissances nocturnes
  Silhouettes de morts sous la lune blanche

Pascal Marignac est un romancier français, auteur de nombreux romans policiers, sous les pseudonymes Kââ, Corsélien (Gore) et Béhémoth. Il est né en 1945 et mort en2002. Professeur de philosophie en Bretagne, où il a longtemps résidé, il se lance dans le roman policier en 1984 sous le pseudonyme de Kââ (nom qui lui est inspiré par le personnage du serpent dans Le Livre de la jungle de Rudyard Kipling).

Trois chiens morts - KÂÂ

L'amer maire !
Note :

   Etre le premier édile d'un petit bourg de trois cents âmes à peine, contrairement aux apparences, n'est pas toujours une fonction de tout repos.
   
   Et c'est bien pourquoi à l'unanimité les villageois ont élu maire Tertullien d'Orthier, professeur d'histoire, qui ne pratique ni la pêche, ni la chasse, et habite depuis peu d'années ce charmant village bourguignon.
   
   Un vieil agriculteur est découvert mort en fin d'après-midi aux commandes de son tracteur. Il a été abattu d'une balle de carabine. Vengeance, jalousie, sombre histoire d'héritage ? Toutes les suppositions sont à envisager. Curieux de nature Tertullien va enquêter parallèlement à la brigade de gendarmerie et des représentants du SRPJ de Dijon.
   
   Ce meurtre est-il lié à l'horrible affaire qui secoua quelques semaines auparavant le village ? Trois chiens appartenant à des personnes âgées ont été retrouvés morts, découpés, et l'un d'eux appartenait à De Steuwers, le cultivateur assassiné. Car l'assassinat ne fait aucun doute. Et ne voilà-t-il pas que quelqu'un sabote la voiture de Tertullien ! On ne s'attaque pas impunément au maire du village et cette tentative de meurtre encourage Tertullien à s'impliquer encore plus dans son enquête.
   
   Ce roman de Kââ, admirablement construit, nous réserve pas mal de surprises. Dans la trame d'abord, fertile en rebondissements. Dans le style ensuite, beaucoup plus sobre que celui auquel Kââ nous avait habitué dans ses précédents romans. Que ce soit dans la défunte collection Spécial Police que pour ses avatars sous le pseudonyme de Corsélien dans la collection Gore.
   
   Son héros est sympathiques, positif, et ses problèmes, ou plutôt l'obsession de sa femme en quête de maternité ne manque pas d'apporter la touche émotionnelle indispensable à un roman noir populaire.
   
   Et les amateurs de cette vraie littérature populaire, frustrés et déçus depuis quelques années avec l'abandon de la collection Spécial Police ont pu se réjouir. En effet à part quelques romanciers qui ont confirmé par la suite, Gérard Delteil, Michel Quint, Tonino Benacquista, Pascal Basset-Chercot, la qualité était plutôt tirée vers le bas. Sous la houlette de Jean-Baptiste Baronian cette collection semblait avoir retrouvé rigueur dans le choix des textes ainsi que dans l'écriture des manuscrits. Cela n'aura duré que quelques mois et les inédits étaient englués dans les rééditions.

critique par Oncle Paul




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