Lecture / Ecriture
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Une Femme d'Imagination et autres contes de Thomas Hardy

Thomas Hardy
  Jude l’obscur
  Les petites ironies de la vie
  Tess d'Urberville
  Le retour au pays natal
  Les Forestiers
  Le Maire de Casterbridge
  Loin de la foule déchainée
  Cent poèmes
  Métamorphoses
  Une Femme d'Imagination et autres contes

Thomas Hardy est un écrivain anglais né en 1840 et décédé en 1928.

Christopher Nicholson a fait de Thomas Hardy le personnage principal de son roman "Hiver".

Une Femme d'Imagination et autres contes - Thomas Hardy

Un bonheur toujours entravé
Note :

   J'ai eu envie de retrouver l'univers de Thomas Hardy, que je connais jusqu'ici à travers trois recueils de nouvelles (dont Métamorphoses, chroniqué ici). J'ai donc sorti de ma PAL Une Femme d'imagination et Autres contes - à la couverture si bien choisie.
   
   Ce recueil comprend quatre nouvelles.
   
   Le Hussard mélancolique de la Légion germanique : Promise à un mariage avantageux avec le terne Humphrey Gould, la jeune Phyllis s'éprend d'un hussard allemand dont le camp a été installé près de chez elle. Le jeune homme finit par lui proposer de s'enfuir avec lui. Un récit dans lequel les personnages sont soumis aux lois implacables du destin, qui, on le sent très rapidement, les promet à un sort funeste.
   
   Le veto du fils : une jeune servante s'est élevée au rang de dame en épousant son employeur, le pasteur du village. Tous deux sont partis à Londres, loin des gens qui ont été témoins de cette union scandaleuse. Malgré les efforts de son mari pour l'éduquer, Sophy fait toujours des fautes de grammaire et ne fait guère illusion... ce dont se rend bien compte son fils Randolph, envoyé dans des écoles privées et visant à s'élever socialement. Lorsque sa mère veuve envisage de se marier avec un ancien admirateur du village, le coup est trop dur pour Randolph, qui s'opposera dès lors à cette union.
   
   Le violoneux des contredanses : Prétendant attitré de Caroline, Ned se voit évincé par un violoneux qui, malgré un physique quelconque et des cheveux gras, parvient à séduire toutes les filles grâce à une musique aux accents presque diaboliques (il est d'ailleurs fait référence à Paganini). Quelques années plus tard, alors que Ned est installé à Londres et participe à la construction d'un bâtiment pour la Première Exposition Universelle, Caroline refait surface dans sa vie avec une petite fille. Après la première surprise, le brave homme accepte cette nouvelle famille qui lui est donnée. Jusqu'au jour où leur chemin croise de nouveau celui du violoneux...
   
   Une femme d'imagination : poétesse, femme romanesque à l'imagination fertile, Ella s'installe avec son mari et leurs trois enfants dans une maison de vacances en bord de mer. Ils occupent notamment l'appartement habituel d'un poète, Robert Trewe, qu'Ella admire et cherche à égaler, sans succès. Sans le connaître, elle se prend d'une véritable passion pour lui. Un amour là encore mis à mal par le destin, qui semble toujours éloigner la possibilité d'une rencontre entre ces deux âmes qui, semble-t-il, pourraient être destinées l'une à l'autre.
   
   Comme toujours, Thomas Hardy n'épargne pas ses personnages dont le bonheur est toujours entravé, le plus souvent par une série de coïncidences, hasards et malchances. Il émane de certains de ces textes une mélancolie évidente. La première et la dernière nouvelle se détachent des autres selon moi, notamment à travers une chute très bien maîtrisée, qui ne peut laisser indifférent. J'ai été un peu moins convaincue par « Le Violoneux des contredanses », sans doute parce que j'ai eu de la peine à imaginer la capacité de séduction de ce violoneux plutôt repoussant, tandis que Caroline m'a déplu de bout en bout : fade, bête, dotée d'un culot monstrueux et pour ajouter la touche finale, assez peu attachée à son enfant. J'ai eu bien du mal à compatir à ses malheurs.
   
   Une nouvelle lecture de Thomas Hardy qui m'a de nouveau donné envie de poursuivre la découverte de son œuvre.

critique par Lou




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