Lecture / Ecriture
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Eugénie Grandet de Honoré de Balzac

Honoré de Balzac
  La peau de chagrin
  la fille aux yeux d'or
  Le colonel Chabert
  L'interdiction
  La messe de l’athée
  Le contrat de mariage
  Une ténèbreuse affaire
  Le lys dans la vallée
  Mémoires de deux jeunes mariées
  Illusions perdues
  Le Chef-d’œuvre inconnu
  Philosophie de la vie conjugale
  Louis Lambert
  Séraphîta
  Béatrix
  Splendeurs et misères des courtisanes
  La Grande Bretèche
  La Recherche de l'Absolu
  Eugénie Grandet
  Le curé de village
  La duchesse de Langeais
  Le médecin de campagne
  La Rabouilleuse
  La Grenardière

Honoré de Balzac est un écrivain français né en 1799 et mort en 1850. Très prolifique, il a publié 91 romans et nouvelles de 1829 à 1852 et laissé une cinquantaine d'œuvres non achevées.


* Voir la fiche "Du roman considéré comme un des beaux-arts".

Eugénie Grandet - Honoré de Balzac

L'argent, au centre
Note :

   Saumur, de 1806 à 1826 environ
   
   En 1806 monsieur Grandet dit aussi le Père Grandet ou le Bonhomme a 56 ans s’est enrichi par l’usure et la spéculation, sans compter une existence très chiche à la limite de la pauvreté qu’il impose à sa femme et à sa fille Eugénie (10 ans).
   
   Ex-tonnelier, il a fait fortune en achetant des biens du clergé confisqués et vendu pour peu de chose pendant la révolution. En 1806, il acquiert la Légion d’Honneur. Il bénéficie également cette année là de divers héritages lui venant de sa femme et de parents à lui.
   
   Eugénie atteint 20 ans, des prétendants s’amènent : le notaire Cruchot (flanqué de deux de ses parents) laid et bien plus âgé qu’elle. Le fils Grassin, Adolphe dont la mère est coquette et rêve de Paris;. En même temps arrive de la capitale Charles Grandet, son cousin, dont le père s’est fait sauter la cervelle car il avait moult créances qu’il ne pouvait honorer et s’estimait ruiné et déshonoré.
   
   Eugénie n’a jamais encore vu un jeune homme de bonne mine ; elle s’en amourache aussitôt. Charles, lui, a déjà une maîtresse une femme mariée qu’il conservera longtemps d’ailleurs. Eugénie ne lui déplaît pas et il est encore assez agréable, même si le narrateur laisse pointer habilement la canaille qui couve en lui.
   
   Eugénie lui donne son "douzain" un certain nombre de pièces d'or de provenances diverses, un joli petit pécule, que papa lui a "donné" avec plein de guillemets car Le père Grandet ne donne jamais rien, et demande régulièrement à jouir de contempler l'argent dans sa matérialité ! Eugénie vient de braver un interdit…
   
   Variation sur le thème de l’avarice, ce roman (paru dans "scène de la vie de province" ) nous explique le mécanisme de l’enrichissement par l’usure, et c’est assez complexe ! je me suis souvent perdue dans les chiffres, les termes de finance, et ce qui n’arrange rien, c’est que les diverses monnaies de l’époque ne me sont pas familières. Bref je n’ai pas tout compris.
   
   Côté roman, on souffre de l’existence morne de la pauvre Eugénie, (et encore plus de celle de sa mère) qui n’aura pas connu grand-chose de l’existence et subi bien des désillusions. Pourtant, elle ne cède pas tout, Eugénie…
   
   Un roman sans concession, très noir, qui nous informe sur la mesquinerie, la scélératesse, la bêtise aussi, d’un groupe de Provinciaux et Parisiens ordinaires, extrêmement bien dessinés.

critique par Jehanne




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