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Las Vegas parano - Une équipée sauvage au cœur du rêve américain de Hunter S. Thompson

Hunter S. Thompson
  Las Vegas parano - Une équipée sauvage au cœur du rêve américain

Las Vegas parano - Une équipée sauvage au cœur du rêve américain - Hunter S. Thompson

Faites vos jeux, rien ne va plus !
Note :

   Il y a des livres dont on sait pertinemment que l'on a envie de les lire, puis on les oublie dans un coin de sa mémoire. Et un jour on les trouve par le plus grand des hasards chez un bouquiniste. C'est le cas !
   
   J'aime beaucoup le sous-titre "Une équipée sauvage au cœur du rêve américain" !
   
   Deux participants, ce n'est peut-être pas assez pour parler de horde, mais une certaine forme de sauvagerie est bien présente !
   
   Donc embarquons avec ces deux phénomènes que je vous présente, un journaliste Raoul Duke et son acolyte et avocat, le docteur Gonzo, sont en route pour Las Vegas !
   
   Voyage, qui, nous nous en doutons, ne sera pas de tout repos. La voiture est une décapotable flambant neuve. Le coffre est bien rempli, un rapide inventaire donne cette liste : de l'herbe, de la mescaline, des buvards imbibés d'acide, de la cocaïne, etc. gardons pudiquement les quantités sous le coude. Le coude il y a de quoi le lever et faire passer ce qui est signalé plus haut : téquila, rhum, bière et... éther pur !
   
   Un pauvre jeune auto-stoppeur est du voyage pendant un court moment (qui a dû lui sembler bien long). Arrivée des plus remarquées à l'hôtel, puis direction la course de moto que Duke est censé couvrir, car pour cela il est rémunéré. Et là entre dope et alcool, la conduite des deux acolytes un peu alcoolisés est sujette à caution. Et roulent les motos. La course devient dure à voir, la poussière du désert soulevée par les engins rendant la visibilité de plus en plus aléatoire. Alors il reste le bar.
   Et les casinos et autres lieux de débauche ou de défonce à Las Vegas le soir sous les néons !
   
   Une plongée sans masque, ni filet dans ce qui est, non pas la vie nocturne, mais la vie de tous les jours dans cette capitale du jeu perdue au milieu de nulle part !
   
   Et la virée hallucinée continue, de plus en plus allumée, à la poursuite de la plus grande fumisterie qui soit, "Le rêve américain" (American Dream) où il y a un gagnant et des millions de perdants.
   Et la route se poursuit semée d’embûches et de dopes !
   
   Deux personnages principaux, disons très décalés, est un euphémisme ! Fous furieux, serait pas loin de la vérité, mais encore un peu en dessous ! Il faut bien préciser qu'une consommation plus qu'abusive de produits prohibés n'aide pas !
   
   En plus de ces deux énergumènes, les autres êtres humains rencontrés sont aussi à eux seuls une galerie de portraits de l'Amérique profonde et très en marge de l'American Way of life des biens pensants.
   
   Road-movie délirant, décapant et hilarant en plusieurs parties (au moins deux) avec encore plus de chapitres, certains ont des titres pour le moins évocateurs dont je vous offre un petit florilège :
   Musique hideuse des coups de feu en pagaille... très mauvaises vibrations un samedi soir à Vegas.
   Ce n'est plus nous qui couvrons l'événement, c'est l'événement qui nous couvre... Quelques aperçus de la presse en action.
   
   Soirée en ville... Affrontements au desert inn... Narcotiques frénétiques au Circus-Circus.
   Un bon début mais, qui à mon goût, perd de l’intérêt au fil des pages.
   
   
   Extraits :
   
   - Ce n'est pas qu'on avait besoin de tout ça pour notre petit voyage, mais une fois qu'on commence sérieusement une collection de drogues, on a tendance à vouloir la pousser jusqu'au bout.
   
   - Les vieux éléphants se traînent dans les collines pour mourir ; les vieux Américains vont sur l'autoroute et conduisent jusqu'à l'agonie.
   
   - Et c'est là que les ennuis ont commencé.
   
   - Dans certains milieux, le Mint 400 vaut beaucoup beaucoup plus que le super Bowl, le Kentucky derby et les Lowers Oakland Roller Finals réunis.
   
   - Quelqu'un déclara : "et voilà, c'est parti ! Ils repasseront dans une heure et quelques. Retournons au bar."
   
   - Vegas est la ville la plus mauvaise qui soit au monde pour celui qui perd.
   
   - Là réside l'avantage principal de l'éther : il vous fait vous comporter comme le soûlard du village dans quelques primitifs romans irlandais...
   
   - L’éther est la drogue parfaite pour Las Vegas. Dans cette ville, ils adorent les pochards. C'est de la viande fraîche.
   
   - Un truc comme ça a de quoi envoyer un drogué balader contre les murs de sa chambre où il rebondirait en rond comme une balle de ping-pong.
   
   - Seigneur ! Le monde ne tourne pas rond...
   

   Titre original : Fear and Loathing in Las Vegas (1971)

critique par Eireann Yvon




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