Lecture / Ecriture
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Le cantique des cantines de Claude Mesplède

Claude Mesplède
  Le cantique des cantines

Le cantique des cantines - Claude Mesplède

POULPE
Note :

   A force de critiquer, de chroniquer, de décortiquer les romans noirs et autres œuvres policières, fallait bien qu'un jour il passe la barrière. Il, Claude Mesplède, l'historien de la Série Noire. Et comme l'on ne raconte jamais mieux que ce que l'on connaît, Claude Mesplède entraîne le Poulpe, alias Gabriel Lecouvreur, dans un imbroglio syndicalo-aéronautique.
   
    Pour autant Le Poulpe reste les pieds sur terre, même s'il lui arrive de s'envoyer en l'air. Un plaisir qui ne se refuse pas, surtout lorsque c'est gentiment proposé. Et comme dit la sagesse populaire "changement d'herbage réjouit les veaux" (ou les dévots. Je n'ai jamais su si la phrase prononcée par De Gaulle devait s'orthographier "Les français sont des veaux" ou "Les Français sont dévots") Mais revenons à nos moutons qui ne le sont pas tous d'ailleurs.
   
   Une jeune femme assassinée lors d'une représentation du Fidelio de Beethoven dans l'ancienne Halle aux grains de Toulouse aménagée en salle de concert, ce ne pourrait être qu'un banal fait divers. Cela intrigue toutefois assez le Poulpe pour qu'il décide d'aller traîner ses tentacules dans la ville rose. D'autant qu'un second meurtre y a été commis sur la personne de Blanchon, patron d'une boite de nuit et ancien responsable d'un syndicat autonome de l'Aérojet. Magouilles et Cie renifle le Poulpe, et les mauvaises odeurs, il n’aime pas. Paco Escobar, le petit ami de Marie, la mélomane, est évanoui dans la nature mais il trouvera en Pascal, le colocataire, un Cicérone brun et affable prêt à lui faire découvrir la cité des violettes ainsi que des personnages hauts en couleurs. Le courant passe en continu entre les deux hommes.
   
   "Le cantique des cantines" est un roman dans lequel Claude Mesplède adresse quelques clins d'yeux et met en scène un certain commissaire Lebrun, un Papou bouquiniste, une Caroline Lebedel, un Pascal Destains ou une Sainte Ida. Les initiés reconnaîtront. Agréable à lire, enlevé, avec des phrases courtes, hachées même parfois, ce roman s'inscrit dans la tendance édictée par le promoteur de cette collection - Jean-Bernard Pouy - et ne la dépareille pas. Un ouvrage à mettre entre toutes les mains, qui ne se veut pas un message mais un constat. Même si Claude Mesplède égratigne ici et là.
   
   Le poil à gratter peut parfois être considéré comme une médication non préjudiciable à la survie de la sécurité sociale.
   
   
   PS: Quelques renseignements sur Le Poulpe

critique par Oncle Paul




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