Lecture / Ecriture
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Lumière noire de Didier Daeninckx

Didier Daeninckx
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  D comme: Octobre noir

Didier Daeninckx est né en 1949.
Avant d’être écrivain, il fut imprimeur, animateur, journaliste local..
Son premier livre fut «Meurtres pour mémoire», dans la Série Noire Gallimard en 1984.
Son œuvre de romans populaires ou policiers (Il a plusieurs fois participé aux aventures du Poulpe) s’accompagne d’une critique sociale, historique et politique. Elle a déjà été récompensée par plusieurs prix.

Lumière noire - Didier Daeninckx

Polar à conscience politique
Note :

   Pour l’histoire : Comment la raison d’état peut amener certains à couvrir une bavure, même quand il y a mort d’homme, et ce qui peut se passer à partir de ce moment-là.
   
   « Lumière noire » se dévore dès que l’intrigue a eu le temps de s’installer. Didier Daeninckx ne lésine pas sur le nombre de protagonistes, ni sur celui de héros successifs car ça décanille sérieusement.
   
   Histoire prenante, plausible, sur les coups tordus que la raison d’état pourrait justifier. Et pour laquelle on n’hésite pas à se débarasser des témoins (d’où l’abondance sus-évoquée des héros successifs).
   
   On en ressort avec un goût mi-amer, mi-mélancolique dans la tête. C’est joliment mené mais désabusé mais conscientisé. Oui, c’est bien un polar à conscience politique, qui mêle bavure policière, expulsion des sans-papiers et drames de l’immigration, et raison d’état gérée par des salauds.
   
   L’aéroport de Roissy en est le cadre principal. Un petit tour au Mali, à la recherche d’expulsés récents. Et puis retour à Roissy et aux villes de banlieue froides et grises. Chez Daeninckx, peu de « puissants » ou de nantis trouvent grâce. Bingo là encore une fois. Les héros positifs sont des « petits », ou des « un-peu-ratés-de-la-vie », et les méchants …
   
   Un peu dichotomique quand même.

critique par Tistou




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