Lecture / Ecriture
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Hitler’s day de Elmore Leonard

Elmore Leonard
  Les fantômes de Detroit
  Viva Cuba libre
  Quand les dames sortent pour danser
  Dieu reconnaitra les siens
  Zigzag Movie
  Tishomingo blues
  Hitler’s day
  Connivence avec l’ennemi

Elmore John Leonard Jr est un romancier et scénariste américain né en 1925 à La Nouvelle-Orléans et décédé le 20 août 2013 à Detroit.

Il a obtenu le National Book Award 2012 pour l'ensemble de son œuvre.

Hitler’s day - Elmore Leonard

Hitler n’y est pour rien
Note :

   Ouvrage beaucoup moins glauque que son titre menaçant pourrait le laisser supposer. C’est que l’auteur est Elmore Leonard, un auteur de polar à la veine humoristique – ou disons décalée – plutôt intarissable.
   
   Nous sommes aux Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale. Honey, genre blonde américaine délurée, ex-femme de Walter Schoen, boucher d’origine allemande qui est persuadé être le frère jumeau de Himmler, et Carl Webster, plutôt genre cow-boy mal léché, marshall de l’Oklahoma, à la poursuite de nazis évadés d’un camp de prisonniers, sont les deux protagonistes principaux de cette pochade, caustique, absolument pas sérieuse. Ils se rencontrent donc à Detroit, la ville où vivent Honey et Walter Schoen, et d’autres bizarreries de l’humanité vont entrer en jeu ; comme une espionne ukrainienne pour le coup complètement déjantée et amorale, son amant serviteur, bisexuel sans scrupules…
   
   Elmore Leonard ne s’est jamais beaucoup pris au sérieux mais j’ai trouvé qu’il poussait le bouchon un peu loin dans "Hitler’s day". Improbable est faible pour qualifier les différents rebondissements de la quête de Carl Webster et de Honey.
   
   Echantillon des blagues Elmore Leonard ?
   "-J’ai essayé une autre blague sur Walter. Je lui ai raconté celle du gars qui, en rentrant chez lui, passe la porte de la cuisine avec une brebis dans les bras. Sa femme, devant l’évier, se tourne vers lui, et il dit : "Voilà la truie avec laquelle je couche quand je ne suis pas avec toi." Et sa femme répond : "Espèce d’idiot, c’est pas une truie, c’est une brebis." Alors le gars dit : "C’est pas à toi que je parlais."
   A nouveau, Kevin rit à gorge déployée en la regardant fumer sa cigarette.
   Vous aimez raconter des blagues ?
   A Walter, pour essayer de le détendre.
   Il a ri ?
   Il a dit : "Le type ne parle pas à sa femme, il parle à la brebis ?" J’ai répondu que oui, que c’était sa femme qu’il traitait de truie. Et il a objecté : "Mais comment une brebis peut-elle comprendre ce qu’il dit ?" Fin de l’histoire. Il n’y avait aucun moyen au monde de faire changer Walter …"

critique par Tistou




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