Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Dans les replis du temps de Kate Atkinson

Kate Atkinson
  La souris bleue
  Dans les replis du temps
  Sous l’aile du bizarre
  Dans les coulisses du musée
  Les choses s’arrangent mais ça ne va pas mieux
  A quand les bonnes nouvelles?
  On a de la chance de vivre aujourd'hui
  Parti tôt, pris mon chien
  Une vie après l'autre
  L'homme est un dieu en ruine
  Transcription

Kate Atkinson est un écrivain britannique née en 1951.

Dans les replis du temps - Kate Atkinson

Quand l’histoire s’emmêle
Note :

   Angleterre, années 60.
   
    Négligée par son père et sa nouvelle épouse, Isobel Fairfax est une adolescente hantée par la mystérieuse disparition de sa mère, Eliza, survenue lorsqu'elle était petite. Isobel veut comprendre ce qui s'est passé autrefois. Elle possède un don qui va grandement l'aider dans cette quête : celui de voyager dans le temps. Il lui arrive en effet de s'engouffrer dans des brèches temporelles qui lui permettent d'explorer le passé ou d'entrevoir l'avenir. Ainsi va-t-elle revivre l'histoire troublée et la décadence de sa famille à partir de l'époque lointaine où les Fairfax étaient les seigneurs de la région, jusqu'à découvrir enfin le destin de sa mère.
   
   Dans les replis du temps est le second roman de mon auteur culte, j'ai nommé Kate Atkinson.
   
   Autant dire d'emblée que c'est celui que j'apprécie le moins dans sa bibliographie. On y retrouve pourtant tous les ingrédients qui font le sel de son oeuvre : des allers-retours entre le présent et le passé, une saga familiale pittoresque, des secrets inavouables, des personnages bien campés, à la personnalité complexe et souvent touchants, à l'image de l'héroine ou de sa mère, la séduisante Eliza, dont le fantôme hante tout le livre. Surtout, on retrouve l'extraordinaire talent de Kate Atkinson pour mêler drame et humour, magie et réalisme, tendresse et acidité.
   
   Le problème est que cette fois-ci on se perd un peu dans les méandres de l'histoire. La narration échevelée semble parfois n'avoir ni queue ni tête, et la fin assez vaseuse n'arrange pas cette impression. Quant à la nature réelle du don d'Isobel, elle est très brumeuse : voyage-t-elle dans le temps, se partage-t-elle entre des mondes parallèles, ou les deux à la fois ? Difficile de s'y retrouver.
   
   Dans les replis du temps n'est donc pas à mon avis le meilleur roman de Kate Atkinson, mais il possède d'indéniables qualités et se lit avec plaisir.
   ↓

critique par Caroline




* * *



"Je suis folle donc je suis"
Note :

   Je continue ma découverte de cet auteur fascinant... et je maintiens ma position: j'adore!
   
   Comme dans "La Souris bleue", Kate manie efficacement l'ironie et les parenthèses décapantes. Sous couvert de cet humour bien particulier, on sent poindre la stature, mais peut-être de façon moins évidente que dans "La Souris bleue". L'histoire quant à elle est captivante: rebondissements, retours en arrière insufflent un certain dynamisme au récit.
   J'ai été entraînée dans un tourbillon de sentiments - humour, tendresse, tristesse, voire horreur - sur les traces de personnages bien campés, terriblement vivants. L'héroïne est particulièrement attachante, avec sa personnalité affirmée et ses commentaires cyniques (quoique dit comme ça, cela ne la rend pas très attachante… Lisez, et vous verrez !)
   
   Cependant, malgré cette effervescence, j'ai été moins émue, moins touchée qu'avec "La Souris bleue". Je ne saurais pas vraiment en donner l’explication claire, mais le résultat reste le même: j'ai ressenti moins d'émotion. De plus, la fin m'a semblée un peu "fouillis"; j'ai eu l'impression que "ça partait un peu dans tous les sens.
   
   Au final, un livre que j'ai beaucoup aimé, avec cependant un bémol pour les 100 dernières pages. Vivement le prochain livre de cet auteur…
   (Je me garde "Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux" pour un peu plus tard: "il ne faut pas abuser des bonnes choses", dit-on ! )

critique par Morwenna




* * *