Lecture / Ecriture
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Trois jours chez ma tante de Yves Ravey

Yves Ravey
  La table des singes
  Monparnasse reçoit
  Le drap
  Dieu est un steward de bonne composition
  Pris au piège
  L’épave
  Bambi bar
  Cutter
  Enlèvement avec rançon
  Un notaire peu ordinaire
  La fille de mon meilleur ami
  Sans état d’âme
  Trois jours chez ma tante

AUTEUR Des MOIS DE FEVRIER ET MARS 2015

Yves Ravey est un écrivain français, né à Besançon en 1953.
Il enseigne (ou enseignait?) en collège à Besançon...


et l'éditeur ne fournissant pas plus de détails sur sa carrière, j'ai dû choisir entre m'arrêter là et inventer. Je ne nierai pas avoir hésité, longuement, mais finalement, sur les instances inquiètes de mon entourage, j'ai décidé de m'en tenir à ces deux lignes de biographie. Je peux cependant ajouter qu'il se murmure que beaucoup de ses romans, et en particulier son premier, «La table des singes», ont une inspiration autobiographique... Je dis ça, je dis rien.

Trois jours chez ma tante - Yves Ravey

Mais pourquoi ???
Note :

   Rentrée littéraire 2017
   
   Quand j'ai appris qu'Yves Ravey, qui fut notre Auteur du mois début 2015, nous proposait un nouveau titre pour cette rentrée 2017, j'ai absolument voulu m'en régaler, d'autant que j'avais bien aimé mes précédentes lectures de sa production et que la quatrième de couverture semblait prometteuse. C'était chez sa mère que François Weyergans avait passé trois jours, et cela lui avait rapporté un Goncourt, qu'en serait-il chez la tante de M. Ravey ? Tous les espoirs étaient permis, d'autant que l'ouvrage avait été lancé avait une bonne promo. Signe que l'éditeur y croyait ?
   
   Mais revenons à notre Quatrième : "Après vingt ans d'absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vielle dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée, en ayant gardé toute sa tête. Elle lui fait savoir qu'elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter. Une discussion s'engage entre eux et ça démarre très fort."
   

   Roman assez court, de facture classique, j'ai lu ici ou là (quand la promo de l'éditeur a été remplacée par les commentaires des premiers lecteurs) qu'il était mal écrit. Je ne trouve pas. Yves Ravey a du métier quand même et c'est bien fait. Ça ne bouleverse rien dans la littérature et ça ne donne même pas l'impression d'avoir essayé, mais ça roule tout seul. Trop, bien sûr, l'auteur répète ce qu'il sait faire. Attention, on risque la routine...
   
   Notre neveu entretenu révèle peu à peu des dessous encore plus vilains que le simple fait de se laisser entretenir par une vieille dame qui n'a somme toute pas plus de mérite que lui à jouir de cet argent. On le lui pardonnerait donc si l'on n'apercevait pas ce que cachent en fait les activités humanistes que le bonhomme affiche en vitrine. La vieille dame fragile mais nantie se décide bien tard à tenter de contrôler un peu à quoi sert son argent. Une vieille affaire bien suspecte avait pourtant déjà nécessité le départ en grande hâte du neveu vers des terres le plus lointaines possible et peu pourvues en policiers...
   
   Arrivera-t-il à mettre encore la main sur le magot dont, qui plus est, il a terriblement besoin à ce moment ? Et puis, voilà qu'intervient son ex-femme, dont le rôle m'a semblé un peu difficile à comprendre, d'ailleurs. L'histoire se complique, alors que sa position devient de plus en plus intenable.
   …
   
   Oui, mais voilà, ça semble déjà tellement rabâche tout cela. On a l'impression de voir du théâtre de boulevard. Ça a déjà été fait, défait, et refait, alors "régalée", non, je ne me suis pas. J'ai tourné la dernière page en me demandant pourquoi Y. Ravey avait écrit ce livre. Mais pourquoi donc ? Qu'est-ce qu'il pensait que cela apporterait ? A lui, à la littérature, au lecteur ? Ou en est-il au stade où il ne se pose plus ce genre de question ? …
   Mais je me la pose, moi, et je ne trouve pas la réponse.

critique par Sibylline




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