Lecture / Ecriture
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Un Noël blanc de Jennifer Johnston

Jennifer Johnston
  Ceci n'est pas un roman
  L'illusionniste
  Un Noël en famille
  De grâce et de vérité
  Le sanctuaire des fous
  Un Noël blanc
  Les Ombres sur la peau

Jennifer Johnson est une romancière irlandaise née en 1930 à Dublin.

Un Noël blanc - Jennifer Johnston

Merry (ou presque) Christmas
Note :

   Quatrième de couverture:
   "Condamnée par sa maladie, Constance Keating a fait un choix simple et décisif, celui de mourir à son rythme, loin de la sollicitude pesante de sa famille et des vains prolongements que peut offrir un temps la science.
   Bravant son Irlande pieuse et traditionnelle, elle confiera sa fille au père de celle-ci, un écrivain rencontré par hasard lors d’un séjour en Italie, un Juif d’origine polonaise, qui n’avait jamais appris cette paternité."

   
   J’aime d’amour Jennifer Johnston (à part pour son dernier roman paru en France) parce qu’à chaque fois, elle me touche, elle me met les larmes aux yeux (j’ai un côté parfois maso). C’est ce qui nous plaisait, à ma mère et à moi, dans la littérature irlandaise. Bien sûr, il ne faut pas lire ces romans quand on est vraiment trop déprimé (quoique je suis en train de lire "Breakfast on Pluto" de Patrick McCabe et c’est triste mais réjouissant à la fois, plein de pèche).
   
   Donc encore une fois, elle m’a mis les larmes aux yeux. C’est une femme, quarante-cinq ans, mais aussi une jeune maman, qui se meurt d’une leucémie et qui a décidé de mourir sans que la médecine ait rien décidé là-dedans. C’est donc une femme avec un caractère particulier, un caractère libre et courageux. C’est ce côté libre qui a dirigé toute sa vie. Elle a abandonné ses études pour se débrouiller toute seule et suivre sa voie à Londres (elle n’a pas réussi car elle voulait devenir écrivain). Elle a fait un bébé toute seule. L’impression que cela m’a fait, c’est qu’elle n’a jamais réussi à vivre complètement. On lui dit qu’elle a un petit talent pour l’écriture et elle arrête. Avec le père de l’enfant, c’était le grand amour et elle le quitte une fois qu’elle est enceinte. Finalement, mourir elle ne pourra pas arrêter, même si elle le décide, avant d’avoir réussi. C’est comme si enfin elle arrive au bout de quelque chose.
   
   Jennifer Johnston alterne les périodes de souvenir et les moments de maladie. Au fur et à mesure que le mal avance, cela devient plus confus ou plus mêlé (on est censé suivre le rythme des pensées de Constance car c’est le livre qu’elle écrit pour après sa mort. Par définition, elle ne le finira pas.)
   
   La seule chose qui m’a dérangée ce sont les changements de mode de narration. Dans le même paragraphe, où Constance parle, on a une alternance entre le je et le elle. Est-ce que le problème vient de la traduction ? Je n’en sais rien.

critique par Céba




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