Lecture / Ecriture
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B comme: L'outremangeur de Tonino Benacquista

Tonino Benacquista
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  Homo erectus
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  B comme: L'outremangeur

Auteur français, né le 1er septembre 1961.

B comme: L'outremangeur - Tonino Benacquista

Un gros problème
Note :

   Dessins: Ferrandez
   
   Bande dessinée policière mais pas que, de facture classique.
   
   La facture classique désigne aussi bien le récit linéaire sagement aligné en cinq chapitres, que le dessin clair, ne sortant pas de cases tout aussi sagement alignées en trois lignes par page. Je suis tout aussi capable d'apprécier la qualité classique que des choses plus originales et j'ai bien aimé cette façon de faire. De toute façon, avec Benacquista, on sait qu'on aura une bonne histoire, bien raccord et bien montée sur une bonne idée. Chez lui, l'originalité est dans le fond, pas dans la forme. Normal que le dessin soit en harmonie.
   
   Ce qui m'a attirée vers cet album, c'est son titre. Je l'ai vu de loin et je l'ai trouvé bien littéraire, ce n'est qu'en m'approchant que j'ai vu qu'il s'agissait d'un scénario de Tonino Benacquista et cela confirmait mon impression de départ.
   
   L'outremangeur est le commissaire Séléna. Il pèse 160 kg et son seul plaisir dans la vie est de s'empiffrer. Il assiste régulièrement à un groupe d'écoute pour obèses, inspiré des réunions AA où chacun prend la parole pour exprimer sa souffrance. Lui ne parle pas. On ne sait pas exactement pourquoi il vient. On n'a pas l'impression que cela l'aide beaucoup à régler son problème d'addiction alimentaire. Par ailleurs, son médecin l'avertit que son cœur ne pourra pas continuer longtemps ce petit jeu-là et que, pour tout dire, il n'en a plus que pour un ou deux ans. Le commissaire engloutit comme on se noie, comme on se tue. Et il se meurt.
   
   Professionnellement, à ce moment-là, il enquête sur un meurtre et trouve sur place un indice qui lui désigne le coupable. Il escamote les preuves et les utilise pour le faire chanter et en obtenir ce qu'il veut.
   
   On découvre par ailleurs qu'en plus de cette machination, le commissaire traine une sombre histoire qu'on ne comprend que progressivement...
   
   Et le commissaire maigrit.
   
   Si rien de ce que je vous ai dit dans le premier paragraphe ci-dessus ne vous rebute, je vous conseille en toute tranquillité ce one shot benacquistien, tout à fait estimable et même plus. Moi, j'ai passé un bon moment.

critique par Sibylline




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