Lecture / Ecriture
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Plaise au tribunal de Emmanuel Venet

Emmanuel Venet
  Marcher droit, tourner en rond
  Rien
  Ferdière, psychiatre d’Antonin Artaud
  Précis de médecine imaginaire
  Plaise au tribunal

Emmanuel Venet est un auteur français né en 1959.

Plaise au tribunal - Emmanuel Venet

Court plaisir
Note :

   Je ne sais si vous vous rappelez qu’à la rentrée (littéraire) 2016, j’avais adoré le livre d’Emmanuel (et avais lu deux livres de lui juste après, tellement j’avais aimé). Il y a deux semaines est paru un petit article dans Le Canard Enchaîné sur un nouveau livre de cet auteur. Il était donc assez logique je me précipite dessus pour le lire immédiatement.
   
   Ici, on a une petite nouvelle d’une trentaine de pages (pour cinq euros), reprenant la forme d’un compte-rendu de justice sur une affaire bien particulière.
   
   Un homme interné en hôpital psychiatrique a décidé d’attaquer en justice l’hôpital au motif que l’hôpital est responsable de la destruction d’une de ses œuvres artistiques. L’ouvrage est court donc je vais éviter de donner la nature de l’œuvre d’art. Si vous avez déjà lu Emmanuel Venet, vous savez que c’est forcément cocasse, en rapport aussi avec la condition du plaignant.
   
   L’humour de la situation est contrebalancé par tout le sérieux que peut avoir un compte rendu de justice. Le lecteur sourit en prenant connaissance des arguments de chacune des parties tout en continuant à lire quelque chose de sérieux.
   
   Par ce texte, l’auteur questionne aussi sur le statut d’une œuvre d’art : qui peut créer une œuvre artistique ? qui décide qu’une œuvre est artistique ? à qui appartient-elle ? mais aussi sur la justice face au sens commun.
   
   Une bonne mais trop courte lecture.
   
   Présentation de l'éditeur:
   "Confrontant la revendication créatrice d'un malade mental et la raison bureaucratique de l'hôpital où il séjourne, ce mémoire d'avocat semble à première vue interroger le statut de l'oeuvre d'art. Mais on s'enfonce vite dans un monde incongru surgi à l'intersection du délire mégalomaniaque et d'un juridisme devenu absurde à force de logique. Avec une cocasserie qui va crescendo, on est à nouveau confronté à cette question qui nous concerne tous : qui est fou ?"

critique par Céba




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