Lecture / Ecriture
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Ados: Tortues à l’infini de John Green

John Green
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  Ados: Tortues à l’infini

John Green est un auteur américain de livres pour jeunes adultes, né en 1977.

Ados: Tortues à l’infini - John Green

Jeunes adultes
Note :

    Un nouveau John Green, c’est toujours un mini-événement. Surtout quand on sait que les pensées du personnage principal sont inspirées de l’auteur lui-même. Et que le personnage est très anxieux et hypocondriaque. Bon, en fait, elle est obsessive compulsive. Ce que je ne suis pas. Mais hypocondriaque, par contre, je le suis. C’est contrôlé, mais être persuadée que j’ai une maladie grave (je suis une multi-miraculée), disons que je connais. Du coup, vous pouvez vous imaginer que ça me parle.
   
   Aza habite donc avec sa mère. Son père est décédé quand elle était petite. Elle a une meilleure amie, Daisy, quelques copains. Elle veut faire des études, veut réussir. Sauf que son cerveau lui joue des tours et elle est souvent envahie par des pensées qu’elle ne contrôle pas et dont elle ne peut se débarrasser, ce qui lui rend la vie bien compliquée. Puis, un millionnaire disparaît. Aza a déjà connu son fils… Son petit monde routinier va donc changer un peu.
   
   John Green réussit ici à décrire admirablement les méandres d’un cerveau hors-contrôle. C’est tellement, mais tellement ça. Cette sensation d’impuissance, de savoir qu’on déconne… mais de ne pas l’intégrer. Cette sensation de se perdre soi-même, de perdre le contrôle. Les personnages dérapent parfois. Ils ne sont pas toujours parfaits. Mais ils sont réels et sonnent vrai. Ben oui, les meilleurs copains déconnent des fois. Il y a certes un peu d’amour mais le plus important est vraiment le combat d’Aza avec elle-même, pour arriver à vivre avec ses problèmes de santé mentale. Des fois, c’est épuisant, on est limite essoufflé. Et j’ai trouvé ça super bien fait. En plus, la mère d’Aza est présente et a un vrai rôle dans l’histoire, ce qui me plaît énormément. Je ne comprends pas tous ces jeunes laissés à eux-mêmes dans les romans.
   
   L’intrigue, maintenant. Ok. J’aurais envie de dire… quelle intrigue? Elle est très secondaire, plus ou moins plausible et donne l’impression comme écrin pour la personnalité
    et son évolution, qui compose l’essentiel du roman. Ce n’est clairement pas l’élément le plus réussi du roman.
   
   Ah oui! J’ai adoré la fin et la conclusion. Je l’ai trouvée parfaite en fait. Porteuse d’espoir, un peu nostalgique, mais aussi très réaliste. Ces dernières pages sont définitivement un plus.

critique par Karine




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