Lecture / Ecriture
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Anansi Boys de Neil Gaiman

Neil Gaiman
  Anansi Boys
  American Gods
  Neverwhere
  Ados: L'étrange vie de Nobody Owens
  Dès 11 ans: Coraline
  Des choses fragiles
  Dès 11 ans: Odd et les Géants de Glace
  Ados: Entremonde
  Ados: Stardust
  L'Océan au bout du chemin
  Dès 10 ans: La Belle et le fuseau

Neil Gaiman est un auteur britannique de romans et de scénarios, vivant aux États-Unis. Il est né en 1960.

Anansi Boys - Neil Gaiman

Une araignée au plafond
Note :

   J'ai laissé des traces de ma folle passion pour Neil Gaiman un peu partout : on me voit fréquemment baver devant ses œuvres en librairie, ou alors sourire bêtement au souvenir de leur lecture. J’en parle beaucoup. Donc nulle surprise si je dis que son dernier roman m'a fait tout aussi follement plaisir. On y retrouve les mêmes thèmes que dans American Gods, le même type d'histoire.
   
   Big Charlie est comme tout le monde. Il travaille, il mange, il dort, il est fiancé. Sauf que, petit détail, son vieux papa est un dieu. Oui, Anansi, le dieu araignée qui raconte des histoires et qui fait des blagues à tout le monde, le dieu qui lui a fait honte toute son enfance et son adolescence avec son sens de l'humour pour le moins particulier. Et voilà t'y pas que le paternel décède! Et que Big Charlie se découvre un frère, Mygal, qui à priori a hérité de tout le bazar magique de la famille. C'est le début de la fin qui commence pour notre malheureux héros. Fantômes, dieux et demi-dieux, oiseaux et araignées, psychopathes et policiers vont s'entremêler dans un joyeux foutoir.
   
   On suit Charlie à travers une succession de situations et d'évènements tragico-comiques en oscillant entre fou rire, compassion et jubilation. Ce que j'aime particulièrement est la capacité de Neil Gaiman à faire passer des aphorismes, des idées à travers des phrases qui à première vue n'ont rien d'inoubliable. Sous l'aspect désopilant du texte et de l'histoire se cache aussi une réflexion assez intéressante sur la violence, la place de l'imaginaire dans la nature humaine, les relations familiales et l'hérédité. Attention, le tout reste léger. Ne pas chercher trop de philosophie dans l'ensemble, on ne l'y trouverait pas!
   
    Mon seul regret est que cet opus soit plus “facile” que ses prédécesseurs. On ne peut pas tout avoir je suppose ! On y découvre cependant certains aspects de la culture du sud des Etats-Unis et les personnages savoureux font le reste. Dédicace spéciale à Maeve qui balade son aura de fantôme et sa vengeance à travers le monde entier, et au voisinage pour le moins agité des locataires du cimetière qui m'a fait penser à Tim Burton. Neil Gaiman s'est amusé en l'écrivant, et ça se sent!
   
   Mise en bouche:
   "Bon, songea-t-elle, la mort c'est sans doute comme tout le reste dans la vie: on en comprend une partie au fur et à mesure, et on invente le reste."

critique par Chiffonnette




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