Lecture / Ecriture
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Poste restante : Alger de Boualem Sansal

Boualem Sansal
  Le village de l'Allemand ou le journal des frères Schiller
  Harraga
  Rue Darwin
  Le serment des barbares
  2084 - La fin du monde
  Poste restante : Alger
  Le train d'Erlingen ou La métamorphose de Dieu

Boualem Sansal est un écrivain algérien né en 1949.
Après une formation d'ingénieur et un doctorat d'économie, il a été enseignant, consultant, chef d'entreprise et haut fonctionnaire au ministère de l'Industrie algérien. Il est limogé en 2003 pour ses prises de positions critiques contre le pouvoir en place particulièrement contre l'arabisation de l'enseignement.
Il vit toujours en Algérie.

Le grand prix de la francophonie lui a été attribué par l'Académie Française.

Poste restante : Alger - Boualem Sansal

Vivre en Algérie
Note :

   Je voulais découvrir cet auteur. C’était tout petit et en plus, il y avait "Alger" dans le titre. Parfait, non?
   
   En fait, la réponse c’est non. Je suis absolument incapable de parler adéquatement de ce livre parce que je ne suis clairement pas le public cible, et qu’il me manque les bases, les connaissances, pouravoir une opinion qui soit le moindrement valable. Mais peut-être n’est-ce pas votre cas alors j’explique.
   
   Dans cette œuvre, Boualem Sansal s’adresse à ses compatriotes algériens et les incite à se soulever contre le pouvoir actuel qui semble être une dictature et qui – selon ce qui est mentionné dans l’essai – a décidé pour le peuple et qui leur dicte qui ils sont. Ça parle de langue, d’identité, d’histoire, de religion et de pouvoir. On nous rappelle – avec un biais, of course – l’histoire de l’Algérie, de ses origines en passant par la colonisation et la guerre, les événements de 1988 et la guerre civile, jusqu’à l’époque actuelle.
   
   Il y a une prise de position certaine, un appel à la diversité et à l’intégration de toutes les populations dans l’histoire du pays. Un cri qui incite à regarder devant et à se libérer. À se battre différemment. C’était intéressant, certes, mais tel que mentionné au début du billet, je me vois bien mal placée pour avoir quelque opinion que ce soit. Ça semble logique, sain, et j’aurais tendance à adhérer au propos. Mais bon. À part ce que j’ai lu ensuite sur Wikipedia, que sais-je de tout ça, pour avoir une opinion face à la réalité et la souffrance des habitants d’un endroit du monde où je n’ai jamais mis les pieds? On pourrait me raconter n’importe quoi!
   
   Une lecture que j’ai appréciée et qui m’a donné envie d’en savoir plus. C’est toujours ça de gagné!
   
   Extrait :
   " En France, où vivent beaucoup de nos compatriotes, les uns physiquement, les autres par le truchement de la parabole, rien ne va et tout le monde le crie à longueur de journée, à la face du monde, à commencer par la télé. Dieu, quelle misère ! Les banlieues retournées, les bagnoles incendiées, le chômage endémique, le racisme comme au bon vieux temps, le froid sibérien, les sans-abri, l'ETA, le FLNC, les islamistes, les inondations, l'article 4 et ses dégâts collatéraux, les réseaux pédophiles, le gouffre de la sécurité sociale, la dette publique, les délocalisations, les grèves à répétition, le tsunami des clandestins... Mon Dieu, mais dans quel pays vivent-ils, ces pauvres Français ? Un pays en guerre civile, une dictature obscure, une République bananière ou préislamique ?. À leur place, j'émigrerais en Algérie, il y fait chaud, on rase gratis et on a des lunettes pour non-voyants "

critique par Karine




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