Lecture / Ecriture
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Balzac - Le roman de sa vie de Stefan Zweig

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  Balzac - Le roman de sa vie
  Romain Rolland / Stefan Zweig : Correspondance 1910-1919

Stefan Zweig est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien né en 1881 à Vienne en Autriche-Hongrie, il s'est suicidé avec son épouse en 1942, au Brésil.

Balzac - Le roman de sa vie - Stefan Zweig

Le monde de Balzac
Note :

   Lorsque l’on veut connaitre mieux un romancier, la voie naturelle après la lecture des romans, c’est la biographie.
   
   J’ai deux biographies de Balzac dans ma bibliothèque, en fait même trois. La plus ancienne est celle d’André Maurois, sincèrement elle m’ennuie, pas de rythme, pas vraiment d’analyse des œuvres, bien entendu c’est bien écrit mais vraiment très daté hélas.
   
   Le seconde de François Taillandier est un peu courte à vrai dire car si le chapitre d’ouverture est très séduisant ainsi que l’épilogue, la bio elle même est un peu fade et surtout ne procure aucune envie forte de lire Balzac c’est mon principal reproche.
   
   Et puis il y a Stefan Zweig avec "Trois maîtres", comme d’habitude c’est du bonheur de lecture, et surtout, il est celui qui donne envie de se précipiter sur les romans.
   
   Enfin il y a les essais d’Alain sur Balzac et ce fut une jolie découverte, à la fois passeur et analyste de l’œuvre, avec eux je me suis régalée.
   
   De Zweig, voilà ce que j’ai retenu et qui m’a donné envie de plonger tête première dans la Comédie humaine.
   
   "Balzac fut le premier romancier professionnel" Zweig dit qu’il trouve là son plein équilibre, il devient "l’historien de son temps".
   
   Après plus de dix ans d’insuccès il publie le Colonel Chabert et Eugénie Grandet. Il a découvert la loi qui dorénavant dominera son œuvre
   "représenter la réalité, mais en y introduisant un dynamisme plus vigoureux, parce qu’il est limité à un petit nombre d’individus."

   
   En ces années-là Balzac a découvert son grand secret : tout est sujet ; la réalité est une mine inépuisable quand on s’entend à la fouiller. Il n’est besoin que d’observer comme il faut et chaque homme devient un acteur de La Comédie humaine.
   
   On ne peut imaginer ce que cet homme qui, en dix semaines, fut capable de faire sortir pour ainsi dire du néant La Cousine Bette et Le Cousin Pons aurait pu créer encore.
   
   A propos de celui qui introduisit l’argent dans le roman, Zweig nous dit
   "Il est à côté des prodigues, pour compter leurs dépenses ; à côté des usuriers, pour compter le taux de leurs intérêts ; à côté des marchands, pour calculer leurs bénéfices ; à côté des dandys, pour compter leurs dettes et à côté des politiciens, pour compter leurs pots-de-vin."

   
   Balzac ne doit pas être jugé d’après un de ses livres pris en particulier, mais d’après l’ensemble
   "il doit être considéré comme un paysage avec sa montagne et sa vallée, son horizon illimité, ses crevasses traîtresses et ses torrents rapides."
   

   L’œuvre de Balzac est immense. Dans ses quatre-vingts volumes vit toute une époque, tout un univers, toute une génération. Jamais avant lui n’avait été méthodiquement tentée une entreprise aussi grandiose ; jamais l’audace d’une volonté surhumaine ne fut mieux récompensée.
   
   A sa mort Victor Hugo prononça l’éloge funèbre
   "Messieurs, le nom de Balzac se mêlera à la trace lumineuse que notre époque laissera dans l’avenir…"

critique par Dominique




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