Lecture / Ecriture
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Àsta de Jón Kalman Stefánsson

Jón Kalman Stefánsson
  Entre ciel et terre
  La tristesse des anges
  Le Cœur de l'homme
  D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds
  À la mesure de l’univers
  Àsta

Jón Kalman Stefánsson, né à Reykjavík en 1963, est poète, romancier et traducteur, de Knut Hamsun notamment. Il figure parmi les auteurs islandais actuels les plus importants.
Trois de ses romans ont été sélectionnés pour le Prix scandinave de littérature (en 2001, 2004 et 2007). Il a reçu pour son récit Lumière d’été, et ensuite la nuit arriva le Prix islandais de littérature en 2005. "Entre ciel et terre" est son premier roman traduit en français.
(source l’éditeur)

Àsta - Jón Kalman Stefánsson

Toujours aussi bien
Note :

   Rentrée littéraire 2018
   
   Étant adepte des histoires de Jon Kalman Stefansson, je suis entrée fort confiante dans cette saga familiale, et j’en suis ressortie tout aussi ravie. J’y ai retrouvé la plume élégante et poétique de l’auteur (et son traducteur) qui réussit à chaque fois à m’emporter ailleurs, dans une Islande en pleine évolution mais qui demeure tout de même aride et rude. L’écriture est évocatrice, la psychologie des personnages est toute en demi-teintes et la construction particulière m’a particulièrement ravie.
   
   Si vous me lisez depuis un bon moment, vous savez que les constructions bizarres et moi, on est super copines. J’aime qu’on m’emmêle, j’aime ne pas tout comprendre tout de suite, j’aime être baladée dans le temps et dans l’espace. Ici, j’ai été servie mais l’auteur réussit tout de même à nous garder accrochés et à nous permettre de nous attacher à cette galerie de personnages imparfaits sur deux générations, personnages que nous ne connaissons que par bribes. Entre le narrateur qui s’adresse à nous, les lettres d’Asta, les réminiscences du père et les souvenirs vus par les yeux de divers personnages, nous sommes rapidement pris dans un enchevêtrement de fils qui ne seront réellement dénoués qu’à la fin, quand nous aurons une meilleure idée de l’identité de certains personnages.
   
   Nous rencontrerons donc Asta, de sa conception jusqu’à sa vieillesse et nous la découvrirons par plusieurs regards plus ou moins bienveillants. Asta n’a pas été à la hauteur de certains de ses rêves et j’ai parfois eu du mal à la cerner, mais autour d’elle gravitent toute une galerie de personnages ayant eu un impact sur la femme qu’elle est devenue. De Reyjavik à Vienne en passant par les fjords de l’ouest, j’ai beaucoup apprécié mon incursion dans cette famille et dans cette vie.
   
   Une réflexion sur l’amour, sur la souffrance et sur les héritages familiaux. Tout au long de la lecture, nous nous demandons qui raconte, à qui écrit Àsta, et aussi qui est cette femme qui fuit les autres et qui se fuit elle-même. Bref, j’ai beaucoup aimé… et je continuerai à lire l’auteur!

critique par Karine




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