Lecture / Ecriture
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Ados: Le jour où maman m’a présenté Shakespeare de Julien Aranda

Julien Aranda
  Ados: Le jour où maman m’a présenté Shakespeare

Ados: Le jour où maman m’a présenté Shakespeare - Julien Aranda

La vie est théâtre
Note :

   Les voix d’enfants, avec moi, ça passe où ça casse. J’ai eu un peu peur au début, mais finalement, ça a parfaitement passé avec moi dans ce court roman à la fois drôle et poétique. Je me suis tout de suite attachée à ce jeune garçon qui vit avec sa mère, comédienne de théâtre, qui a choisi de suivre son rêve, être actrice à la comédie française. Ce chemin n’est certes pas de tout repos et elle s’est trouvé une nouvelle famille avec sa troupe de théâtre et sa voisine, gens parmi lesquels grandit notre jeune héros, qui va devoir sortir un peu brutalement de l’enfance quand la réalité va rattraper la belle cigale qu’est sa mère fantasque et fantastique.
   
   Si le thème m’a un peu rappelé En attendant Bojangles, j’ai préféré ce roman-ci. Le regard naïf et l’adoration du jeune pour une mère excentrique relie les deux livres mais j’en ressors avec des sentiments forts différents, et, dans ce cas-ci, un sourire. Un sourire parce que l’auteur nous parle d’art, d’art comme sens de la vie, et aussi de rêves, de chemins et de moments précieux et fugitifs qui font le sel de l’existence. Ça parle aussi d’amour, mais il m’a semblé plus vrai, moins mis en scène, plus ancré dans le réel. La mère comédienne ne poursuit pas une chimère, elle poursuit un grand rêve et refuse de devenir ce qu’elle hait. J’ai aimé la bienveillance, parfois secoué la tête aux folies douces (et aux folies folles et pas toujours responsables), et j’ai compris un peu tout le monde, même ceux qui ne conçoivent pas comment une telle vie peut être possible pour un jeune garçon. J’ai apprécié que les choses ne soient pas toutes noires ou toutes blanches. Bref, ça m’a beaucoup plu.
   
   Le roman est bourré de références, de jeux de mots un peu potaches, de coïncidences aussi. Mais ça a été une jolie découverte pour moi, qui m’a fait m’esclaffer en pensant à la tête des gens témoins de cette histoire, et que j’ai lue en écoutant ce bon vieux Georges. Qui n’est rien de moins qu’un demi-dieu, voilà!
   
   Je conseille!

critique par Karine




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