Lecture / Ecriture
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BAR 2000 de Stefano Benni   

Stefano Benni
  Achille au pied léger
  Saltatempo
  BAR 2000
  Margherita Dolcevita
  La grammaire de Dieu

* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

BAR 2000 - Stefano Benni

Le bar : milieu hostile
Note :

   23 nouvelles, qui déclinent les bars, les réels, les totalement imaginaires, et leurs populations, des clients aux barmans en passant par les poissons et autres extra-terrestres.
   Où un pêcheur devient traducteur de bulles de poisson, l’on discourt des mérites comparés de l’HIB (Homme Invisible aux yeux du Barman) et de l’HGV (Homme à la Grosse Voix), où deux petits vieux à la maigreur superlative nous proposent sept fins possibles et hilarantes à leur triste histoire, un grand-père Télémaque dysfonctionne après passage de la foudre, etc.
   
   Bref, si vous cherchez de l’intellectuel, du profond et du sensé, passez votre chemin. Stefano Benni nous offre du pur brindezingue, enlevé, sautillant, joyeux et fantasque, sans prétention et hyper efficace : éclats de rire sur facture.
   
   « Ce son grave, qui pouvait devenir très doux, pénétra dans mon âme par la porte secrète. J’eus des frissons, la chair de poule, je tremblai, rotai, ma mâchoire se bloqua, je pleurai comme un enfant, ris sauvagement, cessai de rire (sous peine de me retrouver à la porte) et me remis à pleurer, grinçai des dents et faillis m’évanouir. C’était comme entendre en même temps tous les bruits de la jungle et du métro le samedi soir, le rugissement du lion et un gospel dans une église déserte, un vieux disque éraillé et Iggy pop en stéréo, un carillon et un coyote, un crépitement de mitrailleuse dans votre dos dans un cul-de-sac et les pas de la bien-aimée dans l’escalier, c’était l’enfer et le paradis avec glace citron seltz et jarretières, un but marqué dans une cabriole, redevenir enfant et se sentir immensément vieux, et sang, rosée, sueur, garage, îles et rayons de soleil par la fenêtre d’une prison.
   Bref, il ne jouait pas mal du tout. »

critique par Cuné




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