Lecture / Ecriture
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C comme Le rapport de Brodeck T 1&2 de Philippe Claudel

Philippe Claudel
  Meuse l'oubli
  Trois petites histoires de jouets
  La petite fille de Monsieur Linh
  J'abandonne
  Le bruit des trousseaux
  Les âmes grises
  Quelques-uns des cent regrets
  Le café de l’Excelsior
  Le rapport de Brodeck
  Le monde sans les enfants
  Les petites mécaniques
  L'enquête
  L'arbre du pays Toraja
  C comme Le rapport de Brodeck T 1&2

Philippe Claudel est un écrivain et réalisateur français, né le en 1962.

C comme Le rapport de Brodeck T 1&2 - Philippe Claudel

Dessiné par Manu Larcenet
Note :

   Cette BD fut un cadeau et un beau cadeau. J’avais lu le roman de Philippe Claudel en son temps et je l’avais aimé.
   
   Les BD j’en lis de temps à autre mais j’ai un problème, soit je m’attache aux dessins, le graphisme, la couleur et je passe un peu à côté du texte, soit je lis la BD comme un livre et je vais de bulle en bulle sans remarquer vraiment les dessins.
   
   Là je dois dire que j’ai été séduite par l’ensemble, les dessins sont d’une telle force qu’immédiatement ils frappent l’œil, la pensée et le cœur. Ils sont restés sur ma rétine tout au long de la journée qui a suivi ma lecture.
   
   Pour ceux qui n’aurait jamais lu le roman voici en quelques mots la trame du récit.
   
   Dans un village enneigé, un village qui sort juste de la guerre, un homme est chargé, on devrait dire contraint, de raconter ce qui s’est passé dans le village qui a entrainé la disparition d’un homme, un étranger de passage : l’Anderer.
   
   Brodeck transformé en scribe dit "Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien"
   Il est revenu des camps où sa capacité à supporter la violence lui a permis de se maintenir en vie.
   
   Il écrit Brodeck, il cherche, interroge la peur au ventre car les villageois ne semblent pas prêts à accepter qu’il se défile.
   
   Je dois dire que l’adaptation est magistrale, le dessin en noir et blanc sert cette histoire de façon fulgurante, les visages noirs de haine, le paysage de tempête, tout respire la violence, le secret, l’hostilité.
   "On ne refuse rien à ces gens-là quand ils ont le sang au cerveau."
   

   L’adaptation du roman est magnifiquement rendue, on y sent la tension qui s’installe, la peur, le remord, la lâcheté des hommes, la folie de la guerre, la violence collective si facile, la haine de l’autre. La seule BD aussi forte pour moi est Maus.
   
   C’est une BD pour notre temps lisez la, offrez là

critique par Dominique




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