Lecture / Ecriture
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Les Ronces de Cécile Coulon

Cécile Coulon
  Le Roi n'a pas sommeil
  Méfiez-vous des enfants sages
  Les grandes villes n’existent pas
  Trois saisons d'orage
  Le Cœur du Pélican
  Le Rire du grand blessé
  Les Ronces
  Une Bête au paradis

Cécile Coulon est une écrivaine française en 1990 à Clermont-Ferrand.

Les Ronces - Cécile Coulon

Pas emballée...
Note :

    Ce recueil de poèmes, Les Ronces de Cécile Coulon, remporte un succès inespéré pour un recueil de poésie. Il a aussi remporté le Prix Apollinaire et le Prix Révélation de la Poésie de la SGDL. Devant un tel phénomène, j’ai eu envie de me rendre compte par moi-même si c’était compréhensible ou justifié.
   
    Je n’ai pas été très enthousiasmée – pas dégoûtée non plus -, la langue est assez plate et les effets rythmiques sont obtenus par des répétitions un peu fastidieuses qui marquent une influence certaine de Prévert.
    Beaucoup de ces poèmes sont trop longs, et je décrochais au bout de deux pages, mon intérêt se délitant au fur et à mesure.
    Mais je reconnais qu’il y a parfois de jolies idées, et une émotion qui transparait, ce qui est l’essentiel.
   
    Je comprends que ce recueil puisse plaire et émouvoir, grâce à des thèmes de la vie quotidienne et amoureuse qui concernent le plus grand nombre.
    Si ce recueil réussit à amener vers la poésie contemporaine des lecteurs qui en sont éloignés, c’est parfait, et il n’y a pas à faire la fine bouche.
   
   Cécile Coulon est née en 1990 en Auvergne, à Clermont-Ferrand, ville qu’elle habite, et qui l’habite encore aujourd’hui. Elle a commis de nombreux romans aux éditions Viviane Hamy, dont le roi n’a pas sommeil, prix France Culture / Nouvel Observateur et Trois saisons d’orage, prix des Libraires. Les Ronces est son premier recueil de poèmes. (Note de l’éditeur)
   
   Je vous donne à lire un des poèmes les plus courts du recueil, page 26, qui est aussi l’un de mes préférés.
   
   ***
   
   Interlude
   
    Ce visage endormi que tes yeux éclaboussent
    de ce bleu si profond où la nuit
    je ramasse
    ce qu’il faut de trajets de tes lèvres
    à ma bouche
    pour pouvoir le matin s’arrêter
    se suspendre au bord
    du temps qui passe
    comme deux grands oiseaux
    alourdis par la pluie
    font sécher au soleil
    leurs plumes d’oreillers
   ↓

critique par Etcetera




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Laissez-vous porter par les mots
Note :

   « La poésie, c'est le joli surnom qu'on donne à la vie. » Jacques Prévert
   

   C'est bien de la vie dont nous parle Cécile Coulon dans ce beau recueil de poésie, les choses simples de la vie. Un kebab avec une barquette de frites, la première cigarette, la table du petit déjeuner, la course à pied, les troupeaux les rivières, l'enfance qui s'éloigne, Dieu. Comme elles sont belles les choses de la vie sous la plume de Cécile Coulon.
   
   « Ne garde rien de ce qui t'a fait tant de mal, les lettres, les photos, les listes de courses, les partitions, les marque-pages, 
   ne garde rien, ne jette rien non plus,
   fais-en cadeau à quelqu'un qui trouvera ça beau. »
   

   L'amour tient une grande place dans ces quelques pages, l'amour pour une grande dame, sa grand-mère, la difficulté d'aimer, l'absence, l'amour qui s'en va, est-ce que tu m'aimes encore ? Mais aussi l'amour de sa terre Eyzahut, la maison, son âme, sa montagne, son volcan, son pays.
   
   « Je fus aimée si longtemps qu'aujourd'hui mon cœur,
   chanceux cavalier, vit chichement de ses rentes. »
   

   J'ai fait la connaissance de la beauté de l'écriture de Cécile Coulon avec Trois saisons d'orage, ensuite ce fut ces quelques poèmes parsemés de temps en temps sur sa page Facebook. Quel bonheur de les voir aujourd'hui réunis dans un recueil ! Il n'est pas facile de parler de poésie, car la poésie, ça ne se raconte pas, ça s'écoute avec son cœur. Alors laissez-vous porter par les mots de Cécile Coulon une jeune femme libre, amoureuse et attachée à ses racines.
   
   « Un poème c'est quelque chose
   d'éphémère et joli
   comme la signature d'un doigt
   sur la buée d'une vitre. »

critique par Y. Montmartin




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