Lecture / Ecriture
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Le testament des gouttes de pluie de Eimar Már Gudmundsson

Eimar Már Gudmundsson
  Les Anges de l'univers
  Le testament des gouttes de pluie
  Les chevaliers de l'escalier rond

Einar Már Guðmundsson est un écrivain islandais né en 1954.

Le testament des gouttes de pluie - Eimar Már Gudmundsson

Absolument splendide
Note :

   Quatrième de couverture :
   "Dans la banlieue de Reykjavik, un sellier bourru réunit en son atelier des pêcheurs, compagnons de boisson, et prend place dans son fauteuil aux bras sculptés. Un pasteur prête une oreille distraite à sa femme qui raconte son rêve. Le dernier fermier de la ville et son chien noir attendent …
   Le gardien du jardin des plantes, lui, sait que c'est là, juste après le carré des simples, que la part d'ombre du quartier s'avance …
   Soudain un terrible orage, une véritable tempête s'abat sur l'île et sur une Reykjavik grelottante à la limite du monde."

   
   Mon avis :
   Il ne faut pas chercher. Dans ce roman il ne se passe rien (sauf peut-être dans les cinquante dernières pages …) à part une chose : la pluie tombe, plus ou moins fort, mais elle n'arrête pas de tomber. N’empêche que ce livre est absolument splendide.
   
   Récemment, j'ai été à Eurodisney où j'ai fait le manège de Peter Pan. On y vole dans un bateau au dessus du décor. C'est exactement ce qu'on ressent à la lecture de cet ouvrage. On y est cependant inquiet à cause des nuages noirs, annonciateurs de tempête, qui s'amoncellent au dessus d'un Reykjavik peuplé de fantômes, d'elfes et de toutes sortes de créatures féériques.
   
   C'est, parmi les trois titres que j'ai lu de l'auteur, celui qui a l'écriture la plus aboutie : elle est poétique, parfois drôle (l'extrait ci-dessous n'y fait pas justice mais on ne peut pas recopier tout un livre).
   
   Einar Mar Gudmundsson restera pour moi un écrivain à suivre.
   
   Extraits
   "Bien évidemment, tous les soleils s'éteignent sous les paupières de Daniel. Du nuage qui passe à l'intérieur de son front pleuvent quelques gouttes de sueur perlée qu'on voit brusquement scintiller. Et l'étang calme de sa pensée, sa surface se ride et les embruns volent au vent. Oui, le pasteur Daniel. On dirait qu'il est, sinon arraché à son autre monde, du moins projeté dans le nôtre." (p. 51)

critique par Céba




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