Lecture / Ecriture
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Les filles sont au café ou 52 ou la seconde vie de Geneviève Brisac

Geneviève Brisac
  V.W. (Le mélange des genres)
  Week-end de chasse à la mère
  Pour qui vous prenez-vous
  Dans les yeux des autres
  Vie de ma voisine
  Les filles sont au café ou 52 ou la seconde vie

Geneviève Brisac est une écrivaine et éditrice française née en 1951 à Paris.
Elle a reçu le prix Femina en 1996 pour son roman "Week-end de chasse à la mère".


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Les filles sont au café ou 52 ou la seconde vie - Geneviève Brisac

Un texte par semaine pendant un an
Note :

   "Serge et mon père ont peu de choses en commun, mais ils partagent la conviction que les enfants, jusqu'à un âge non déterminé - trente ans probablement - ressemblent aux trois singes de la légende, les pattes sur les yeux, les oreilles et la bouche. Ils sont convaincus que les enfants ne voient rien, n'entendent rien et doivent se taire tant qu'on ne leur adresse pas la parole, ce qui n'a guère de raisons d'arriver. Ils pensent, en un mot, que les enfants sont un mal à peine nécessaire".
   

   J'aime l'écriture et les histoires de Geneviève Brisac, découverte il y a déjà un certain temps avec la lecture de La petite. Je ne connaissais pas ce recueil de petites histoires, paru auparavant sous le titre 52 ou la seconde vie. 52 est le nombre de textes, un par semaine pendant un an.
   
   Au début, la forme est déroutante, il s'agit plus de fragments parfois que de nouvelles, certains textes ne font qu'une page, d'autres sont plus ou moins longs. Des narratrices reviennent de façon récurrente, j'ai même trouvé une Nouk, qui pourrait être le personnage de la petite.
   
   Il y a toutes sortes d'histoires liées aux situations que nous pouvons connaître un jour ou l'autre, avec souvent de l'ironie, voire de la cruauté, mais jamais de méchanceté. Les réflexions sont nombreuses sur les contraintes sociales, particulièrement celles qui pèsent sur les femmes. Les différentes narratrices sont souvent silencieuses, mais n'en pensent pas moins et s'en sortent souvent de manière décalée, légèrement étrange. Il plane une certaine mélancolie face au temps qui passe et qui n'arrange rien.
   
   J'ai été particulièrement frappée par la première nouvelle, qui montre la solitude dans laquelle peut être une enfant, malgré trois sœurs et des parents, et l'aveuglement des adultes quand ils ne veulent pas voir.
   
   Les références littéraires sont nombreuses, le ton assez feutré, on sent que l'auteure aime ses personnages et moi j'aime son univers.

critique par Aifelle




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