Lecture / Ecriture
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La Mort pour seule compagne de Harry Bingham

Harry Bingham
  La Mort pour seule compagne

La Mort pour seule compagne - Harry Bingham

Faut pas être difficile
Note :

   Titre original : Talking to the Dead, 2012
   
   L’héroïne Fiona Griffith, qui parle à la première personne, est une jeune inspectrice qui enquête avec son équipe sur les meurtres de Janet Mancini, prostituée occasionnelle, et sa fille April, 6 ans.
   
   Toutes deux ont été retrouvées dans un squat sordide ; la mère droguée et asphyxiée, la fillette écrasée par un évier de cuisine.
   
   Nous sommes à Cardiff Pays de Galles, et Fiona est une enquêtrice un peu particulière : adolescente, elle a souffert du syndrome de Cotard (délire psychotique consistant à se croire mort) et en est sortie pas tout à fait guérie ; elle se sent proche des cadavres, et les croit encore vivants quelque part, au fond d’elle-même.
   
   Car elle aime parler aux morts et rester en leur compagnie. La morgue, c’est son trip préféré…
   
    Que dire encore… elle ne mesure qu’un mètre soixante, et ne boit que du thé à la menthe et des tisanes ; et puis elle aime enquêter seule car elle a ses propres idées. Et par là-dessus, elle intéresse tout de même l’inspecteur chef David, et il ne la laisse pas indifférente.
   
    Tout cela parait difficile à gérer.
   
   L’enquête va viser un certain Ratigan homme d’affaire à présent décédé, client de Janet et qui avait perdu une carte de crédit chez elle. Ratigan était riche et sadique. Son commerce de transport maritime est fort suspect ; Fiona dispose d’un indic, un ancien flic à moitié corrompu qui attend de passer en jugement pour escroquerie.
   
   Les 130 première pages plaisent, on trouve que Fiona a un humour noir bien à elle ; la suite est plus monotone : l’enquête est fort classique, et menée sans grande surprise. Fiona finit par décevoir : sa nuit à la morgue n’apporte rien à l’intrigue, et je n’ai pas réussi à être émue, ni horrifiée ou amusée par ses conciliabules avec les défunts.
   
   L’ennui pointe le nez ! Enfin c’est tout de même un roman structuré et qui se lit…

critique par Jehanne




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