Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Pour qui sonne le glas de Ernest Hemingway

Ernest Hemingway
  Les neiges du Kilimandjaro
  L'étrange contrée
  La grande rivière au cœur double
  Pour qui sonne le glas
  Le vieil homme et la mer
  L'adieu aux armes
  Paris est une fête
  La vérité à la lumière de l'aube
  Paradis perdu
  En avoir ou pas
  Le soleil se lève aussi
  Au-delà du fleuve et sous les arbres

Ernest Miller Hemingway est un écrivain et journaliste américain, né en 1899 dans l'Illinois et mort le 2 juillet 1961 (suicide).


Paula McLain a écrit "Madame Hemingway" qui relate l'époque du premier mariage d'Ernest Hemingway.

Pour qui sonne le glas - Ernest Hemingway

De l'importance des aiguilles de pin
Note :

   Monument, classique de chez classique que je n’avais pourtant jamais encore lu, et qui passe pour être LE grand livre d'Hemingway. Ernest, je l'aime dans les nouvelles, j’aime son style, ses dialogues, ses mots crus, sa concision fortement suggestive. Ce que j’aime surtout c’est qu’il se passe un truc, dès les premières phrases, il ne ressemble à personne d’autre.
   
   Et donc ici on plonge en pleine guerre civile espagnole, 1936, il faut faire sauter un pont dans la montagne. L’artificier envoyé est un américain. Il doit fédérer les maquisards espagnols autour de son projet. Ces derniers sont tout sauf simples, multiples.
   
   Parmi eux, la jeune Maria. Coup de foudre. Malgré tout, il faut assurer la mission. Prévoir, construire, rassembler, motiver, organiser, agir, s’en sortir. Ou pas…
   
   On pourrait dire que tout est là, dans la recherche de la grâce dans l’adversité, de la victoire dans la défaite, dans le tumulte des relations humaines. On pourrait aussi penser que l’histoire d’amour emporte la tonalité du roman. Mais pourtant c’est tout un ensemble, il faut avoir écouté le récit du massacre anti fascistes de Pilar, compris les revirements de Pablo, fait connaissance avec l’Etat-major au Gaylord, attendu 200 pages pour qu’enfin Robert Jordan soit nanti d’un contexte, et avoir rongé tous ses ongles sur la prise du pont final, pour enfin tourner la dernière page et souffler, épuisés, meurtris et habités.
   
   Ernest Hemingway n’est pas fade, pas obscur, pas ennuyeux, il nourrit.
   Mangez-en !

critique par Cuné




* * *