Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

La Saga des émigrants, Tome 8 - La dernière lettre au pays natal de Vilhelm Moberg

Vilhelm Moberg
  La Saga des émigrants, Tome 1 - Au pays
  La Saga des émigrants, Tome 2 - La traversée
  La Saga des émigrants, Tome 3 - Le nouveau monde
  La Saga des émigrants, Tome 4 - Dans la forêt du Minnesota
  La Saga des émigrants, Tome 5- Les pionniers du lac Ki-Chi-Saga
  La Saga des émigrants, Tome 6- L'or et l'eau
  La Saga des émigrants, Tome 7 - Les épreuves du citoyen
  La Saga des émigrants, Tome 8 - La dernière lettre au pays natal
  La femme d'un seul homme

Né en 1898 et mort en 1973, l’écrivain Vilhelm Moberg était aussi journaliste. Il fut même en 1921 le plus jeune rédacteur en chef que la Suède ait eu.

La Saga des émigrants, Tome 8 - La dernière lettre au pays natal - Vilhelm Moberg

Point final
Note :

   Et voilà comment se termine cette saga, par une dernière lettre au pays natal, et quelle lettre !
   Avant que Karl-Oskar ne se remémore toute son aventure depuis son enfance suédoise, il nous faudra passer par deux évènements terribles, bien que très différents. La dernière grossesse de Kristina, et la révolte des Sioux. J'avoue que ces deux éléments liés m'ont franchement remuée, je n'étais pas habituée à de telles descriptions de la part de Moberg qui restait jusqu'à lors beaucoup plus soft.
   
   J'ai relevé deux petits épisodes amusants, d'abord ce passage :
   "Il tint particulièrement à alerter ses paroissiennes : moins douée par la nature quant aux choses de l'esprit, la femme était plus facile à émouvoir et à convertir que l'homme et elle était donc une proie plus facile pour tous ceux en quête de prosélytes."
   Haem haem
   Et Jonas Peter qui raconte son histoire prohibée jusqu'au bout ! Incroyable ! C'est comme si le barde dans Astérix se produisait en concert à Bercy !!
   
   Par contre la série s'achève avec beaucoup de justesse, et c'est l'esprit en paix qu'on referme la dernière page, nos adieux ont été faits dans les règles.
   
   
   Alors quel bilan tirer de la lecture de ces 8 précieux tomes ?
   
   D'abord, c'est absolument un incontournable. Non, ça n'a pas été déjà vu ou lu ailleurs, c'est une page de l'histoire de la Suède, qui, si elle est romancée pour nous permettre de nous attacher aux personnages fictifs, n'en reste pas moins très documentée et explicative.
   
   C'est aussi le point de vue des émigrés exclusivement, et à ce titre je ne crois pas qu'on puisse reprocher à Moberg sa vision par trop simpliste du sort des Indiens. Ce serait l'occasion d'un tout autre livre, on ne peut présenter objectivement des évènements quand on se place dans une optique sentimentale. Ce que je veux dire c'est que c'est un choix délibéré de sa part, je pense.
   
   Enfin, je veux rendre hommage quand même au traducteur car ce n'était vraiment pas évident de rendre en français le dialecte anglo-suédois que baragouinent nos émigrés après des années aux USA, notamment les tournures américaines qui sont bien respectées, je trouve.
   
   Lancez-vous, vous ne le regretterez pas ! (Le seul hic, c'est qu'après vous aurez un peu de mal à vous intéresser à une autre lecture, envoûtement persistant...)

critique par Cuné




* * *