Lecture / Ecriture
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Poésie chinoise de François Cheng

François Cheng
  Poésie chinoise
  L'Eternité n’est pas de trop
  Et le souffle devient signe
  Assise une rencontre inattendue

François Cheng (程抱), est un écrivain, poète et calligraphe chinois, né en Chine en 1929 et naturalisé français en 1971.

Poésie chinoise - François Cheng

Une superbe introduction à la poésie et à la calligraphie chinoises
Note :

   C'est la quintessence de la poésie et de la calligraphie chinoise que François Cheng et Fabienne Verdier nous offrent avec cette anthologie. Vingt-quatre poèmes, autant de calligraphies, et à peine quelques pages de présentations, cela peut sembler peu de choses... mais chacun des textes proposés ici est un pur joyau. De la sérénité et de la joie profonde qui émanent des textes de Li Po à la réflexion mélancolique de Du Fu. Du discret érotisme de Li Yü à la nostalgie et à la révolte qui imprègnent les poèmes de Bo Juyi (l'auteur d'un très beau et tragique "Chant des regrets éternels" paru en Français dans la collection Orphée). Sans oublier les méditations de Wang Wei, Meng Haoran et Jia Dao, nourries de Bouddhisme Chan.
   
   Chacun de ces poèmes - ou plus exactement un mot ou un vers tiré de ces poèmes - est accompagné d'une calligraphie de Fabienne Verdier, réalisée dans un style d'écriture appelé "Herbe folle", un nom qui rend bien compte de l'impression de vigueur, de spontanéité et de liberté qui se dégage de ces calligraphies, une impression encore renforcée par les couleurs des papiers (gris, jaune bouton d'or, vert d'eau, terre de Sienne...) et d'encre (surtout noire, mais aussi bleue et rouge). Des calligraphies qui sont autant de portes ouvertes sur la méditation et la liberté...
   
   Une superbe introduction à la poésie et à la calligraphie chinoises.
   
   Et pour illustrer cette critique, voici un texte de Bo Juyi "Herbes sur la plaine antique":
   
   Herbes tendres à travers la plaine,
   Chaque année se fanent et repoussent.
   Les feux sauvages n'en viennent point à bout,
   Au souffle du printemps, elles renaissent.
   
   De leurs senteurs, parfument l'antique voie,
   Gerbes d'émeraude dans les ruines anciennes.
   Agitées, et frémissantes de nostalgie,
   Elles disent adieu au seigneur qui s'en va.
   
   
   
   

critique par Fée Carabine




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