Lecture / Ecriture
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Le rêveur de Palestine de Peter H. Fogtdal

Peter H. Fogtdal
  Le rêveur de Palestine

Le rêveur de Palestine - Peter H. Fogtdal

Etre un danois-juif-arabe au XX° siècle
Note :

   «Ce roman est celui de mon grand-père maternel, David Huda. Il est basé sur ses mémoires, ses journaux intimes, lettres, ce que m’en a dit ma mère – et surtout mon propre imaginaire. Ce n’est donc pas la vérité de David Huda, mais ma vérité sur David Huda ! Ainsi, il ne s’agit pas d’une biographie, mais bien d’un roman.»
   
   Voici ce que nous dit Peter H. Fogtdal en avant-propos, et qui donne le ton au roman. C’est l’angle de vision d’un petit-fils, qui aime bien évidemment son grand-père. Mais le lecteur, lui, aura plus de mal à s’attacher à la figure de David Huda.
   
   «Extirpé» très jeune de sa Palestine natale pour être adopté au Danemark, il n’en connaîtra les vraies raisons qu’à plus de soixante-dix ans, et toute sa vie s’interrogera sur cette émigration forcée. Né d’une mère juive et d’un père arabe, élevé correctement mais sans affection par un couple de paysans danois, il débutera beaucoup de choses mais rarement les mènera au bout. Ballotté, hésitant perpétuellement quant aux directions qu’il veut suivre, ce personnage m’a de plus en plus déplu au fil de ma lecture. Il part faire ses études de médecine à la ville, il les interrompt, devient masseur, part passer un an à la recherche de ses racines en Palestine en laissant seuls sa femme et son fils, revient et subit la deuxième guerre mondiale. Se lie d’amitié avec un officier allemand, participe à la résistance, se réfugie en Suède puis quitte définitivement sa femme et ses deux enfants.
   Sa dernière partie de vie semble plus apaisée, nouvelle famille et métier qui le satisfait, instituteur.
   Mais….
   
   Ni son histoire, ni la façon dont elle est racontée ne m’ont touchée. On parvient sans peine au bout des 542 pages, parce que c’est évidemment atypique et intéressant, mais ça reste, «à mon humble avis et pour ce qu’il vaut», désespérément plat.

critique par Cuné




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