Lecture / Ecriture
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Un cerveau pour changer de Richard Bandler

Richard Bandler
  Un cerveau pour changer

Un cerveau pour changer - Richard Bandler

Se faire du bien en utilisant sa curiosité
Note :

   "Use your brain for a change"
   le titre anglais est plus approprié au contenu
   
   L'histoire commence:
   La Programmation Neuro-Linguistique ou PNL est maintenant bien connue. Cette démarche nous est expliquée ici par l'un de ses fondateurs, Richard Bandler. Par la retranscription de ses séminaires, Richard Bandler nous montre comment notre cerveau fonctionne et comment, en utilisant ces mécanismes à notre profit, nous pouvons modifier nos réactions et nos comportements vers ce qui nous plaît davantage. Tout au long des pages nous est démontré que notre cerveau se fiche éperdument des limites de notre conscience. C'est la rencontre – sans douleur - de l'objectivité des maths avec la subjectivité de la psychologie. La PNL rend accessible ce que ma conscience complique là où – en vérité - mon cerveau s'adapte.
   
   J'ai aimé ce livre
   Parce que j'ai découvert que j'étais libre d'agir, sur des bases agréables de surcroît, pour me faire du bien, en plus ! C'est un peu comme le gros lot, nous détenons le ticket gagnant, reste à apprendre à notre cerveau à diriger notre main dans la bonne poche !
   Parce que je me suis amusée à découvrir mes processus internes et à les utiliser (de façon très amateur) pour mon bien. En effet, la PNL repose sur les processus, là où la psychologie repose sur les contenus. En conséquence, notre côté voyeuriste, ("rassurez-moi en me disant ce qui se passe chez les autres !") n'est pas alimenté. Au contraire même. On est un peu contraints d'abord, amusés ensuite, convaincus enfin, de réfléchir à ses processus et à ses comportements pour avancer sa lecture !
   
   Qu'apprenons-nous au fil de cette lecture ? …
   Nous apprenons que nos sentiments comme nos émotions sont reliés dans notre cerveau, que nous avons tous appris à faire ce que nous faisons, et nous avons des raisons de le faire, MAIS cela peut changer.
   
   Un sentiment installé est imperceptible, ce n'est pas un état de conscience. Autrement dit, nous vivons dans des illusions et la PNL nous offre la possibilité de les rendre positives. Rien de plus, rien de moins. Pour ce faire, il faut connaître (et/ou découvrir) nos processus internes. Chose amusante et facile, notre propre façon d'imager nos propos est un indicateur précieux du fonctionnement de notre cerveau. Et, c'est ce qui rend l'exercice aussi fascinant que professionnel, l'on ne peut pas changer lentement (cela bouscule, mais cela libère aussi). Essayer de changer lentement, c'est comme avoir une conversation d'un mot par jour !
   
   L'idée n'est pas de ré-écrire l'Histoire, ni de dénaturer les événements ou les expériences. Non, il s'agit plutôt d'alléger nos sentiments comme nos émotions qui nous font mal et que nous répétons – et maintenant nous le savons – mécaniquement. Nous pouvons changer – quand nous ne les aimons pas – les processus qui entretiennent nos croyances.
   
   "J'ai mal, mais j'ai raison", me direz-vous ? Qui a tort, qui a raison, ce n'est pas le sujet. Agir dans l'agréable dans sa direction, voilà le sujet. Il ne s'agit que de se faire du bien en utilisant sa curiosité et sa connaissance de soi. Certes, selon ce que nous sommes, un travail de connaissance de soi préliminaire pourra être nécessaire ….
   
   Les ententes comme les conflits, on le sait, sont souvent une question de point de vue. La PNL vous dit qu'il s'agit littéralement d'une question de point de vue : modifier physiquement votre position ou votre hauteur de regard pour repasser la scène … : être associé ou dissocié dans ses souvenirs. Changer de perspective visuelle modifie notre expérience émotionnelle de nos souvenirs.
   Nous pouvons apprendre à notre cerveau à nous associer aux souvenirs agréables et à nous dissocier des souvenirs désagréables. Il y a même des situations dans notre vie où nous l'avons fait instinctivement. En effet, nous nous remettons tous de ruptures : nous nous sommes dissociées d'une personne. Nous sommes aussi capables d'avoir peur du grand huit mais être capables de regarder les autres dedans, voir s'imaginer y être. Attention donc, la dissociation, comme la guérison d'une phobie, supprime tous les sentiments et les émotions, positifs comme négatifs : on s'observe sans prendre part au jeu.
   
   Reconnaître les événements à l'origine des dérapages de nos comportements en remontant le temps est le seul moyen d'apprendre à ne pas persister dans des méthodes qui ne fonctionnent pas, à ne pas accepter des excuses du type "je n'étais pas moi-même", "je ne sais pas ce qui m'a pris", pour cesser de justifier et de perpétuer l'état de détresse au lieu d'essayer autre chose. Que diriez-vous de faire quelque chose AVANT de vous sentir si mécontent ? "Coupez ! On recommence !" L'apprentissage va reposer sur l'expérience séquentielle de nos événements, les découper en mini-scènes pour découvrir les submodalités qui nous font basculer de l'agréable au désagréable (la taille, la lumière, l'odeur, le son, …..).
   
   Rappelons que l'objectif de la PNL est d'agir, ce qui nécessite d'abord d'être décidé, ensuite d'être motivé. Il existe différentes stratégies de motivation comme nous sommes différents. Il y a la stratégie utilisant ses sentiments agréables, comme par exemple celle consistant à imaginer des images agréables sur ce qu'on va faire dans la journée pour se lever le matin. Il y a aussi la stratégie calquée sur le schéma habituel de l'anxiété. On génère des sentiments déplaisants jusqu'à ce que nous soyons motivés pour les éviter (ce que la psychologie nomme "le conditionnement d'aversion"). La PNL nous apprend à étendre la stratégie que l'on préfère à l'ensemble des actions que nous voulons mener.
   
   Il nous faut être curieux et ouvert pour faire quelque chose d'une façon nouvelle comme pour faire quelque chose de nouveau d'une façon déjà connue, il faut comprendre la confusion et la transformer en compréhension. Il faut répondre à la question "Comment ?". L'enjeu n'est pas de faire accepter une idée – facile ! – mais de conduire à un changement de comportement.
   
   L'apprentissage est une organisation, mon organisation est ma mémoire, parce que je donne du sens à l'organisation des éléments. Prenons l'exemple courant des clés de voiture : certains n'ont de cesse de les chercher, moi jamais. Je n'ai jamais besoin de me souvenir de l'endroit où elles se trouvent : parce que je les range toujours au même endroit. Mes proches vous diront que ce n'est pas valable que pour les clés de voiture ! Mais, avant de lire le livre de Richard Bandler, je me croyais atteinte d'un mal appelé "maniaquerie du rangement" ! Je viens d'apprendre que l'un de mes leviers d'apprentissage est le sens que je donne à l'organisation des éléments. C'est valable et utile pour moi, pour ceux qui me ressemblent, et – apprend-t-on – pour ceux qui veulent apprendre cela. La PNL traite aussi de nos manies que, grâce au "swish", nous pouvons contrôler. J'ai testé, j'en suis encore sidérée !
   
   Vous l'aimerez aussi
   Psychologues, thérapeutes, éducateurs, spécialistes de la communication, coachs, consultants, …. et le grand public tout simplement de celles et ceux qui soupçonnent notamment, pour le vivre et/ou le voir, que lorsqu'on est "mal tout le temps", ce n'est plus une question de mauvais moral mais de mauvais mental !
   
   A noter que ce livre est écrit avec beaucoup d'humour et d'esprit, il s'accompagne de nombreux dessins humoristiques et ne requiert aucune connaissance préalable, parce que la PNL n'est pas un ensemble de techniques, mais une attitude. Elle est liée à la curiosité. Cette curiosité et cette ouverture d'esprit vont nous emmener, inévitablement, sur le terrain de nos croyances, de nos manies et de nos réflexes, ce terrain qui nous semble si ferme que notre vie, nos valeurs, nos rapports aux autres, nos actions reposeraient sur lui. Le bon thérapeute en PNL va adapter notre changement à notre système de croyances. Mais nous devons aussi accepter de changer nos croyances, en commençant par celles qui nous sont désagréables, qui nous bloquent. Combien sommes-nous à avoir atterri sur un divan pour les défendre contre tous ou s'en débarrasser dans l'indifférence générale ou encore pour les identifier !
   
   A quelles autres œuvres cela me fait-il penser ?
   A aucune autre ! à l'exception bien sûr des travaux sur l'apprentissage du Professeur Henri Laborit, comme à ceux du philosophe épistémologue Gaston Bachelard sur les obstacles à la connaissance, sur la raison et l'imagination …

critique par Alexandra




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