Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Un homme à distance de Katherine Pancol

Katherine Pancol
  Les yeux jaunes des crocodiles
  Un homme à distance
  La Valse lente des tortues
  Encore une danse
  Les écureuils de central Park sont tristes le lundi

Katherine Pancol est une romancière française née en 1954 au Maroc.

Un homme à distance - Katherine Pancol

Lettres...
Note :

   Inspiré par la lecture d’Helen Hanff, ce roman est donc épistolaire. Une jeune libraire, passionnée, entretient une correspondance avec un riche américain en vadrouille en France. Très vite, le ton est à la confidence, et ce mystérieux Jonathan Shields semble deviner presque trop bien les goûts de Kay Bartholdi…
   
   C’est un roman qu’on ne peut s’empêcher de dévorer en deux petites heures, à peine. Le fond de l’intrigue est décevant, l’épilogue particulièrement sentimental, mais dans le mauvais sens du terme. Ce sont des emportements et un lyrisme surjoué d’adolescente, des grandes envolées chichiteuses, pas tant dans la forme (qui reste toujours ramassée), mais sur le fond : un chagrin d’amour qui met dans le caniveau au sens littéral, des amis qui vous reconstruisent en vous mettant un boulot entre les mains, etc. Je n’ai pas adhéré du tout à ce côté-là, et malheureusement à la moitié du roman on y va tout droit, de plus en plus.
   
   Par contre, c’est un pur régal d’entrer dans l’univers de Kay, la libraire. Ses récits au quotidien m’ont enchantée, beaucoup d’humour, de vivacité qui me ravit toujours. J’ai ressenti également une envie irrépressible de me précipiter sur tous les livres dont elle parle.
   
   Katherine Pancol possède à ce niveau-là, un don incroyable. Sur quelque support que je la lise, quand elle a aimé un roman, immanquablement elle me communique son enthousiasme.
   En plus ici, elle prend la peine de nous en dresser une liste en fin d’ouvrage, alors…
   
    Extrait :
   "C’est l’époque aussi du n’importe-quoi ! Une cliente m’a soutenu mordicus qu’il existait un livre qui s’appelait «Légumes du jour», que son gamin lui avait réclamé pour l’école ! J’avais beau ne rien trouver qui corresponde, elle s’énervait, postillonnait, répétait «Légumes du jour, Légumes du jour» en me considérant comme une véritable idiote ! Jusqu’à ce que la lumière se fasse en moi et que je traduise par L’écume des jours de Boris Vian !
   Ils me sortent des bouts de papier tout chiffonnés et prononcent des énormités. «Les chaussures de Scapin» pour Les Fourberies de Scapin, «La maîtresse» de Duras, «La carotte» de Jules Renard, «Les fous, mon ailleurs» pour Les Faux-Monnayeurs de Gide."

critique par Cuné




* * *