Lecture / Ecriture
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La femelle de l’espèce de Andrea H. Japp

Andrea H. Japp
  Le septième cercle
  La femelle de l’espèce
  Monestarium
  Le silence des survivants
  La croix de perdition

La femelle de l’espèce - Andrea H. Japp

Boston, les Italiens, …
Note :

   Elle a dû vivre à Boston, Andréa Japp. Ce n ‘est pas son premier polar qui prend Boston pour cadre. Ici, c’est toutefois un Boston particulier ; le Northend, apparemment (je ne suis pas allé vérifier) un quartier principalement colonisé par des souches italiennes, qui ont organisé un mode de vie et de fonctionnement «à l’italienne» où la vie est plus «collective» que privée et où, surtout, les problèmes se règlent entre soi (entre italiens s’entend !).
   
   «Jamais Sarah ne pourrait se faire à ces éclats de voix qui s’enflaient en cascadant dans Salem Street. A se demander pourquoi ils se faisaient installer le téléphone. Des relais anarchiques se constituaient dont l’efficacité permettait une transmission presque immédiate de n’importe quelles informations, bribes de rien ou secrets d’alcôve. Toni disait que cette convivialité bruyante était l’essence de la vie et Sarah s’accomodait de ces indiscrétions permanentes dont la jovialité extrême lui demeurait étrangère.»
   
   Sarah Magnani a donc un peu de mal avec cela car si Magnani est son nom de femme, elle est irlandaise à la base et c’est dur de s’adapter. Elle vit pourtant dans ce quartier dont est issu son mari et s’accroche, tant bien que mal. Jusqu’au jour (et au début du roman !) où sa fille de treize ans est enlevée à la sortie de l’école. Son mari gère ceci «à l’italienne», entre gens du quartier, et rien n’avance. Sarah, elle, sentant bien qu’il y a un loup dans l’histoire sort de son cocon, s’émancipe et redevient l’irlandaise qu’elle était. Et c’est son enquête en même temps que sa propre émancipation que l’on va suivre.
   
   C’est bien fichu, assez original, même s’il y a quelques faiblesses dans les caractères et la suite des rebondissements, des faiblesses qui sont liées à l’originalité par ailleurs. On ne réclamera donc pas.

critique par Tistou




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