Lecture / Ecriture
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Dès 06 ans: La grande sœur de Elisabeth Hanet

Elisabeth Hanet
  Dès 06 ans: La grande sœur

Dès 06 ans: La grande sœur - Elisabeth Hanet

Il ne me plaisait pas
Note :

   A partir de 6 ans
   
   Texte: Elisabeth Hanet
   Dessin Perrine Dorin
   
   Il ne me plaisait pas. Sûr que si ça avait été moi qui avais choisi, je n’aurais pas pris celui-là.
   Seulement voilà, moi, je ne choisissais pas, j’étais seulement préposée à la lecture. Je racontais, les petites dégustaient. Ou du moins, c’est ce qu’elles prévoyaient, mais moi non, car je pensais qu’elles seraient déçues.
   
   Un album format 24x17. Seulement cette année, ils sont tous dans ce genre-là : plus allongés que hauts, alors je me disais «Un suiveur de mode. Pfff »
   
   Un graphisme qui ne me plaisait pas. On y parle beaucoup du pied et ce pied, justement, je n’arrivais pas à comprendre comment il était dessiné : Le gros orteil en particulier, me plonge dans des abîmes de perplexité.
   
   Peu de dessins d’ailleurs. Plusieurs fois du noir et 2 lignes de texte (le même d’ailleurs) sur une double page.
   
   Pour les couleurs : du noir surtout et disons, 2 ou 3 éléments pour les doubles pages les plus richement illustrées.
   
   Pour le texte : peu de choses. Jamais plus de deux lignes par page, mais généralement moins, souvent, rien. Des lignes souvent répétées qui revenaient comme une rengaine.
   
   Je m’estimais volée. Vous me direz, c’est pas comme un kilo de pommes, ça ne s’estime pas au poids, à la quantité ou au nombre de lignes, d’images ou de couleurs.
   
   Non. Bien sûr que non.
   Quoique quand même…
   
   Bref, une fois installées sur et dans les sièges et coussins adéquats, je me suis lancée dans la lecture (avec présentation des pages, bien sûr) et les petites dans l’écoute et l’observation.
   
   Immédiatement, ça a été la surprise. J’ai tout de suite pris un grand plaisir à raconter ce texte. Et de leur côté, dès les premières pages, les petites ont été scotchées aux illustrations. Ce sont elles qui se sont aperçues qu’on s’approchait de plus en plus de la porte, que les main/pied se rapprochaient également. (Elles ont d’ailleurs jugé comme une erreur choquante que la dernière rencontre main/pied ne suive pas cette logique de rapprochement. Je me permets de le signaler aux auteurs)
   
   Les répétitions que je prenais pour des rengaines se sont révélé être des ritournelles que mes auditrices ont très rapidement accompagnées et bientôt devancées. Et elles adoraient faire cela, et moi j’adorais les amener à le faire… et la fin de l’histoire est bonne. Si bien que sans aucune possibilité de faire autrement, nous avons passé un moment délicieux avec ce bouquin et que je prévois que nous le relirons plusieurs fois. C’est pourquoi je dois dire… Il ne me plaisait pas, mais j’avais tort.
   
   PS: Au fait, ça parle de peurs nocturnes et ça en parle plutôt bien.

critique par Sibylline




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