Lecture / Ecriture
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Monestarium de Andrea H. Japp

Andrea H. Japp
  Le septième cercle
  La femelle de l’espèce
  Monestarium
  Le silence des survivants
  La croix de perdition

Monestarium - Andrea H. Japp

Polar historique
Note :

   Nous sommes au XIVéme siècle, entre l’Egypte, l’Espagne et principalement l’Abbaye des Clairets, Abbaye de femmes, en France, situé dans le Perche. Un sac, un bien mystérieux sac, va changer de mains entre ces pays, moultes intervenants, et manifestement créer passions et égarements. Ceci étant posé en trois petits chapitres, la suite se déroulera en huis clos à l’Abbaye des Clairets.
   
   Le polar moyen-âgeux aux connotations religieuses est plutôt bien porté ces temps-ci et «Monestarium» en fait partie. L’Abbaye des Clairets va être le théâtre de bien des évènements déstabilisants et incompréhensibles, allant de l’assassinat de soeurs à des révoltes de lépreux hébergés dans les dépendances de l’Abbaye. Le seigneur local aura son rôle, un horrible évêque intriguant aussi …
   
   « La plupart des bâtiments, dont l’abbatiale Notre-Dame au nord avec son choeur tourné à l’est vers le tombeau du Christ, avaient été édifiés en grison, un conglomérat naturel noirâtre composé de silex, de quartz, d’argile et de minerai de fer. Un haut et interminable mur d’enceinte protégeait l’ensemble, seulement troué par trois porteries, dont l’une principale qui ouvrait au nord. Juste derrière se trouvaient les édifices où l’on tolérait les étrangers de passage : l’hostellerie, le parloir et les écuries. »
   
   Andrea Japp ne rechigne pas devant la précision, de même pour beaucoup d’éléments historiques ou ayant trait aux ordres religieux féminins. Je n’ai pas cherché à vérifier la véracité de ce luxe de détails. C’est ce qui me bloque un peu dans ce genre d’ouvrages, tous ces détails techniques qui requièrent d’innombrables notes en bas de page, renvois, appendices, … Un peu fastidieux cet aspect des choses.
   
   Sur le plan de la trame proprement dite, c’est carré, propre. La fin semble quand même un peu expédiée et limite «happy end». Quelque chose me dit que ça ne devait pas tout à fait se passer comme cela … Malgré les apparences, nous restons dans la fiction!

critique par Tistou




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