Lecture / Ecriture
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Les Quatrains de Jalâl-al-Dîn Rûmî

Jalâl-al-Dîn Rûmî
  Les Quatrains

Les Quatrains - Jalâl-al-Dîn Rûmî

Danse mystique
Note :

   Né en 1207 à Balkh, dans l'actuel Afghanistan, Jalâl-al-Dîn Rûmî a passé une grande partie de sa vie à Konya, en Turquie, où sa famille s'était réfugiée, fuyant l'invasion mongole. Théologien, tout comme son père auquel il a d'ailleurs succédé comme directeur d'une école, Rûmî était aussi un poète, un mystique et le fondateur de la confrérie des Mevlevis, plus connus en Occident sous le nom de "derviches tourneurs", par allusion à leur danse rituelle.
   
   Jusqu'à sa mort en 1273, Jalâl-al-Dîn Rûmî privilégia l'expérience religieuse, intime et personnelle, à l'observance des règles. Ses quatrains sont le reflet de cette expérience, de sa quête d'absolu et de ses éblouissements. Et cette poésie, aux images épurées, simples et fortes, confinant par moment à l'abstraction, trouve un juste écho dans les calligraphies d'Hassan Massoudy qui l'accompagnent ici, transfigurées par une palette de couleurs chaudes et lumineuses, suggérant tour à tour la danse et la flamme.
   
   C'est ma troisième rencontre avec la collection des carnets du calligraphe. Et pour la troisième fois, je ressors émerveillée de ma lecture. Emerveillée par la beauté d'un texte qui compte sans conteste parmi les oeuvres majeures de la poésie persane. Emerveillée et touchée par les calligraphies d'Hassan Massoudy. Nourries à la fois de la calligraphie arabe traditionnelle et de la peinture figurative occidentale (Matisse, à nouveau, se révèle une influence importante, comme dans le travail du calligraphe arménien Achot Achot *), ces calligraphies parlent littéralement d'elles-mêmes, tant Hassan Massoudy a su transcender les genres et les cultures. C'est donc, une fois encore, une magnifique découverte.
   
   
   * Les calligraphies d'Achot Achot accompagnent les textes de Grégoire de Narek et de Nahabed Koutchak, rassemblés sous le titre "Tous les désirs de l'âme" et publiés eux aussi dans la collection des carnets du calligraphe (fiche sur ce site).
   
   Extraits:
   "Ô jour, lève-toi, les atomes dansent,
   Les âmes, de joie, sans tête ni pieds, dansent.
   Celui pour qui le firmament et l'atmosphère dansent,
   À l'oreille, je te dirai où l'entraîne la danse."
   
   
   "Quelque temps, dans notre enfance, nous sommes allés à l'école
   Quelque temps, nous nous sommes contentés de voir nos amis
   Écoute la fin de notre histoire: que nous est-il arrivé?
   Nous sommes apparus comme le nuage, nous avons disparu comme le vent."

critique par Fée Carabine




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