Lecture / Ecriture
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Arrêtez le carrelage de Patrick Raynal

Patrick Raynal
  Arrêtez le carrelage
  Le débarcadère des anges
  Le ténor hongrois
  Au Service Secret de sa Sainteté

Patrick Raynal est écrivain français né en 1946 à Paris.

Arrêtez le carrelage - Patrick Raynal

Il arrive même à expliquer le titre!
Note :

   Comme vous le savez, et sinon, je le rappelle rapidement, Le Poulpe est une sorte de justicier masqué, ou du moins anonyme qui met son talent, son courage et ses méthodes disons, assez libres, au service de son sens de la justice, dans les situations où la justice officielle, justement échoue. La série présente la particularité d'avoir été écrite par des auteurs de polars très différents (quand ce n'est pas antagonistes) qui reprennent tout à tour le personnage, lui imprimant leur marque, leur style, leurs préoccupations et leur philosophie de la vie.
   
   Cette aventure là a été écrite par Patrick Raynal, elle est donc «gauchiste». Pourquoi pas?
   
   L'action se situe en Bretagne, dans un petit village de pêcheurs où une gendarmerie accompagne quelques rudes Bretons dans leurs petites maisons blanches. Dans un si petit village, normalement, il n'y a pas de gendarmerie, mais c'est que celui-ci, une presqu'île, est séparé du reste du monde par un terrain militaire. L'attention du Poulpe a été attirée sur ce village par article de journal narrant la mésaventure d'un vieux marin pêcheur qui vient d'y perdre son bien le plus précieux, son bateau ayant sauté sur une mine datant apparemment de la dernière guerre mondiale. Ce qui s'explique difficilement...
   
   Une fois sur place, comme on s'en doute, le Poulpe se fera des amis, parfois inattendus - mais je vous laisse la surprise - et bien évidemment des ennemis, plus convenus, ceux-là.
   
   C'est pas mal. On passe un bon moment de détente, sans s'ennuyer une seconde. Ce n'est pas de la Grande Littérature, les concepts littéraires n'en sortent pas bouleversés, mais c'est tout à fait convenablement écrit et c'est bien agréable aussi de s'amuser un peu.
   
   Si je vous dis que le Poulpe ne meurt pas et même, qu'il gagne à la fin, j'aurais tout défloré? Ben non, comment feraient les copains, sinon, pour les autres épisodes ?
   
   
   PS: Quelques renseignements sur Le Poulpe
   ↓

critique par Sibylline




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Un épisode du «Poulpe»
Note :

   Troisième épisode de ce feuilleton au long cours, initié par Jean-Bernard Pouy et maintenant rendu à … épisodes, tous d’un auteur différent. Là c’est le troisième, autant dire qu’on est encore dans les fondations du personnage du Poulpe, Gabriel Lecouvreur, et des personnages secondaires qui gravitent avec constance autour de lui (les éléments incontournables de la collection).
   
   Cet épisode est breton. A peine rentré d’une quelconque expédition pour retrouver son monde au «Pied de porc à la Sainte-Scolasse» (oui, c’est le nom de son bistro de prédilection), il est interpellé aussi vite par un entrefilet dans le journal; un chalutier breton a coulé, explosé par une mine allemande. L’époque n’étant plus celle de la guerre, loin s’en faut, mais l’actuelle, d’époque, Le Poulpe trouve motif à nouvel exploit (oui, il a un flair infaillible pour dénicher les coups tordus), de ses exploits de redresseur de torts et d’injustices. Le voilà donc parti à Kerletu, s’immerger dans le village, dénicher la vérité et punir les méchants !
   
   C’est très moral Le Poulpe. Il y a des gentils – les amis du Poulpe – et puis des méchants – ceux qui occasionnent les entrefilets dans les journaux et qui motivent le Poulpe pour ses croisades.
   
   Cet épisode–ci est très bien écrit et réalisé. Il y a même des morts, comme dans la vraie vie, mais à la fin… Il y a toujours un Poulpe! Monde de la Bretagne profonde et rurale qui se défend contre les forces de l’argent-à-tout-prix.
   
   Petit fond politique – la gauche à l’honneur – et honte aux édiles. Encore qu’un Capitaine de gendarmerie tire son épingle du jeu. Une rareté, je pense.

critique par Tistou




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